Les recettes

5 février 2013
Les conseils de blogage !

Introduction

Périodiquement, des zozos signalent la mort des blogs mais je n’ai jamais vu la mise en bière. Les blogs sont le meilleur endroit pour diffuser du contenu qui pourra ensuite être repris par les réseaux sociaux. Ca fait plus de sept ans que je tiens mes blogs, d’abord deux et maintenant six. J’ai vus défilés des blogs et, souvent, j’ai eu envie de donner des coups de pied au cul tellement les blogueurs faisaient des petites conneries, des erreurs de présentation,…

A l’été 2007, j’avais fait une série de billet avec différents conseils. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, des nouveaux machins sont arrivés, comme Twitter qui a révolutionné nos pratiques. Périodiquement, je revois ces conseils et les dépose ici…

Ainsi, dans ces conseils, je vais parfois être péremptoire parce que l’argumentation ne sert à rien devant des gens convaincus par le bienfondé de leurs pratiques, qui sont d’ailleurs très bien pour eux puisqu’ils s’en tirent à merveille.

Mais vous avez le droit de changer vos habitudes.

Avant de commencer, je dois préciser que je n'ai jamais réussi à définir à quoi servaient ces conseils...

Le choix de la plateforme

Si vous êtes arrivé ici, c'est que vous avez déjà un blog et donc déjà choisi une plateforme. Il n'est pas trop tard pour changer. C'est facile.

N'écoutez pas trop les conseils que vous donneraient vos proches ou des inconnus : ils pensent que leur propre choix est le meilleur car s'ils pensaient le contraire, ils se retrouveraient dans une forme de paradoxe. Beaucoup de plates-formes sont conçues pour rendre les utilisateurs captifs.

Les gens confondent souvent deux notions : l'application qui permet de gérer le blog et l'hébergement qui permet de mettre le blog sur le web. On s'en fout en temps normal mais la différence généré un malentendu quand on évoque ce sujet et entraîné les gens à faire de mauvais choix.

La plupart des plates-formes offrent les deux, comme la mienne, Blogger, ou Over-Blog, Hautetfort, Canalblog,...

La meilleure application pour gérer les blogs est probablement Wordpress. Ainsi, beaucoup vous conseilleront ce système. Mais cela vous imposera d'avoir un serveur (ou de louer un hébergement extérieur), de gérer des transferts de fichiers, des bases de données,...

Wordpress propose aussi un système "clé en main" d'un niveau fort respectable. Mais il est choisi par ceux qui ne connaissent pas la nuance qui ont compris un conseil de travers. La version est limitée par rapport à l'application préférée des développeurs.

Mon choix et mon conseil : Blogger


Si vous êtes vraiment bricoleur, choisissez une application telle que Wordpress en utilisant votre propre hébergement. Mais vous ne l'êtes pas, sinon vous ne seriez pas ici, à lire des conseils...

Blogger appartient à Google. Ils ont probablement les plus gros budgets de développement de toutes les sociétés qui proposent des systèmes clés en main de gestion des blogs. C'est probablement le numéro un mondial de ces systèmes clé en main.

Blogger est très simple à utiliser et est très puissants : trouvez-moi une autre plateforme qui permette d'insérer une vidéo à partir de YouTube en quelques clics (YouTube étant aussi la propriété de Google).

Je ne vais pas citer les avantages un par un puisque que d'autres pourraient vous citer les avantages de leur plateforme. Je vais me contenter d'un seul : le système de notification par mail pour les commentaires est largement le meilleur (sauf qu'il ne permet pas de répondre à un commentaire par mail) : vous savez en coup d'œil le nom de la personne qui l'a posté et le contenu du commentaire est intégré au mail le tout dans la plus grande sobriété. Ce machin est ce qui facilite les échanges avec vos lecteurs.

Le nom de domaine


Avec Blogger, vous pourrez en prendre un facilement (pour 10 euros par an).

Disposer d'un nom de domaine offre plusieurs avantages, notamment pour le référencement mais aussi pour la facilité avec laquelle vous pourrez le communiquer aux autres.

Surtout, il vous permet de renforcer le sentiment d'appropriation du blog.

Le choix du nom de domaine (ou du préfixe chez un hébergeur)


Prenez un truc court et dont l'adresse est facile à retenir pour quelqu'un qui n'en a rien à cirer.


La présentation du blog

Elle doit être simplifiée au maximum, sur fond blanc, … La tête du blog ne doit pas être faite pour faire plaisir au taulier mais pour attirer le lecteur qui sera dérouté par un blog trop chargé,… Il ne perdra pas de temps à comprendre ce que le taulier a voulu exprimé dans sa présentation. Le « bon lecteur » vient pour les billets, pas pour la présentation du blog ! Par exemple, certains choisissent un fond noir pour être original : ça fait fuir le passant qui doit « adapter sa vue ».

Ainsi, la personnalisation du blog devra se limiter à ce qui permettra au taulier de se sentir chez lui.

Le blog doit apparaître pour ce qu’il est : une succession chronologique (par ordre inverse) de billets, pas un machin avec des rubriques, des colonnes par thème, …


La présentation des billets

La police doit être standard. N’écoutez pas les conseils, regardez ce que font les autres. Le texte doit être justifié (aligné à gauche et à droite) pour donner une vague touche de rigueur ou de professionnalisme à votre blog, même si ce n’est pas ce que vous voulez faire : c’est la seule façon que vous aurez de fondre vos billets dans la masse de machins disponibles sur le web en faisant en sorte que le lecteur se focalise sur le contenu.

Les billets doivent être écrits en noir sur blanc, toujours pour les mêmes raisons, parce que c’est un standard.

Par contre, il faut réfléchir au support de lecture : c’est tout nouveau, ça vient de sortir (ou presque). Le texte doit être aéré, les paragraphes espacés, des parties doivent être en gras et des images doivent illustrer, périodiquement, les grands billets. Toutes ces « marques » donneront un repère visuel indispensable au lecteur qui n’a qu’une molette de souris pour se déplacer dans le document.

Le choix des sujets et leur traitement

Il ne m’appartient évidemment pas de rentrer dans ces critères mais je vais juste faire deux ou trois considérations.

Petit 1 : ne faites pas de billet sur des sujets déjà largement traités par la blogoshère (sauf si votre point de vue est original). Ils ne seront pas lus et vous passeriez pour être à la ramasse. Les gens n’auraient plus intérêt à venir chez vous. A l’heure de Twitter, vous n’avez plus le droit d’être en retard de trois heures sur l’actualité.

Petit 2 : si vous traitez de l’actualité, faites des billets courts. Si vous délayez, vous allez ennuyer vos lecteurs. Par contre, il y a une notion « mathématique ». Au final, c’est le temps que vous prendrez à vos lecteurs qui est important. Le temps global destiné à la lecture n’est pas extensif, moins vous prendrez de temps à chaque lecteur, plus de lecteurs viendront vous voir.

Petit 3 : un billet de blog n’est pas un article de presse ou un devoir de philo, d’histoire géo ou d’économie.

Le réseau social

Derrière cette affreuse locution ne se cache aucun gros mot. Souvent confondu avec le « média social » (Facebook, Twitter, …), il ne fait que regrouper l’ensemble de vos « contacts électronique », c'est-à-dire l’ensemble des gens que vous serez en mesure d’identifier sur la toile, notamment les commentateurs de votre blog et les tauliers des blogs que vous fréquentez.

C’est une espèce de nuage flou dont on a du mal à cerner les contours mais c’est tout simplement l’ensemble des gens que vous fréquentez dans votre activité de blogage.

Ce sont les membres de votre réseau social qui vous permettra de faire connaître votre blog, pas l’énergie que vous dépenserez à faire des bons billets ou d’améliorer votre référencement.  Par exemple, dans mon blog politique, j’ai une blogroll qui est très active et utilisée par certains de mes potes pour voir les blogs qui font partie de mon réseau…

La colonne utilitaire

Les blogs sont généralement composés de deux parties : la plus grosse colonne, avec les billets, et une ou deux colonnes avec des gadgets utilitaires.

Beaucoup de blogueurs ont tendance à y mettre un tas de machins, de gadgets divers, … Ca ne sert à rien, les gens ne les utilisent pas et ont mieux à faire. Au contraire, votre colonne utilitaire doit être la plus dépouillée possible avec uniquement des machins centrés autour de votre blog et surtout de votre réseau social.

Pour résumer, on y trouvera :
-         un machin personnel (voir la liste de mes blogs),
-         une connexion avec les médias sociaux,
-         la blogroll,
-         l’accès à l’historique de mon blog.

La blogroll est essentielle mais négligée par trop de blogueurs car jusqu’à il y a quelques années, elles ne permettaient d’afficher que des listes statiques de blogs. La modernité nous est cependant tombée dessus : ma blogroll affiche la liste des blogs qui ont pondu récemment des billets. Ainsi, mes lecteurs réguliers peuvent l’utiliser pour lire les blogs que je fréquente. Quand elle était statique, elle n’avait aucun intérêt et progressivement, beaucoup de blogueur ont fini par la supprimer ou la mettre dans un page spécifique, jamais visitée. Par ailleurs, beaucoup de blogueurs n’utilisent pas les blogrolls mais oublient que quand ils débutaient, ils passaient des heures à écumer celles des autres et que la plupart des lecteurs ne connaissent pas les notions d’abonnement, de flux RSS, …

Toujours en application du principe évoqué plus haut : il faut favoriser les blogs des copains si vous voulez qu’ils vous envoient des visiteurs.

Faire connaître votre blog

J’ai beaucoup parlé de réseau social mais ne focalisez pas sur cette locution : il s’agit tout simple de vos connaissances sur le Web dont les lecteurs réguliers de votre blog (les lecteurs occasionnels sont intéressants uniquement dans la mesure où ils peuvent devenir des lecteurs réguliers… sauf si vous vous intéressez à faire monter des compteurs de visites pour des raisons que vous aurez oubliées six mois après).

Ainsi, quand je parle ici d’augmenter votre réseau social, il s’agit tout simplement d’augmenter votre nombre de lecteurs réguliers.

Vous pouvez attendre que vos copains parlent de vous et assurent votre promotion auprès de leurs propres copains mais dans un premier temps, il faut aller chercher les lecteurs avec les dents, un par un.

Il n’y a pas trente six solutions : il faut lire les blogs, les découvrir de blogroll en blogroll de lien en lien, il faut commenter. L’essentiel du temps de blogage doit être consacré à la lecture des blogs des autres. Les commentaires doivent être aimables, même si vous n’êtes pas d’accord avec ce que dit le taulier, par exemple dans un blog politique. Ils ne doivent pas être insistants et juste permettre que le taulier sache que vous vous êtes intéressé à ce qu’il a écrit, ce qui doit d’ailleurs être vrai. Sinon, changez de loisir.

Les liens

Quoi qu’on en dise et quoi qu’en pensent certains, les liens sont la base d’Internet. Ce sont les machins où l’on clique pour accéder à une nouvelle page d’un blog, à un nouveau site Internet. Passé cette définition un peu informatique, les liens sont ce qui unit les blogs, les blogueurs. Ils entrent donc au cœur de ce que j’appelais le réseau social : ce qui va vous permettre de découvrir d’autres blogs, ce qui va vous permettre de faire découvrir à vos copains les blogs de vos autres copains ou ce qui va permettre à vos copains de faire découvrir votre blog.

Un blog sans lien est un peu un rapport sexuel sans partenaire. Ce stade du billet est l’occasion de faire un aparté car les blogueurs qui font comme moi, en mettant beaucoup de liens, sont accusés de faire des liens de complaisance (comme s’il y avait du mal à saluer un pote…). La vérité est exactement l’inverse : les blogueurs qui ne font pas de liens ont des rapports sexuels sans partenaire. Des imbéciles divers me donnent parfois des baffes mais ils confondent les blogs en tant que réseau social avec des espèces de tribunes qu’ils tiendraient pour leur autosatisfaction, juste pour dire qu’ils ont pondu les meilleurs textes.

Rangeons notre énervement et étudions les liens. Il s’agit de mettre des liens dans des billets de blogs.

Le blogueur mettra des liens bien évidemment pour étoffer son billet de blog : citer les blogs qui l’inspire, les dépêches à l’origine de l’information, les sites web où ils ont récupérer les données chiffrées ou piqué les photos qui illustrent le billet.
Indépendamment de l’intérêt éditorial (voir légal, dans le cadre d’un copyright), le blogueur pourra aussi mettre des liens dans ses billets :
-         pour saluer un copain,
-         pour attirer un autre blogueur, le « forcer » à vous lire ou lui faire savoir que vous parlez de lui (on dispose d’un tas d’outils qui permettent de repérer les liens qui sont faits vers nos blogs, j’en parlerai ultérieurement).

Les raisons ne sont pas exclusives.

L’audience du blog

Le blogueur aura souvent tendance à avoir l’œil rivé sur un compteur de visites…

C’est une erreur. Ce qui compte, c’est le nombre de gens qui lisent et « apprécient » le texte fourni et ce nombre n’est pas mesurable. Il existe des outils pour lire les billets de blogs sans incrémenter les compteurs et surtout, il y a un tas de visites liés à des mots clés repérés par Google mais qui n’ont rien à voir avec la choucroute.

Je ne tire d’ailleurs aucune fierté des meilleures audiences que j’ai eues, elles sont, pour la plupart, liée à des mensonges de moi ou d’autres quant au contenu de mes billets. Pour rigoler, au cours d’une grande grève, j’avais déclaré qu’une application iPhone avait été développée pour trouver une station service ouverte… Pas de bol, j’avais été pris au sérieux et mon billet avait « buzzé ». C’est toujours assez rigolo, sur le moment, mais ce n’est absolument pas un indicateur de qualité du blog.

Les compteurs de visites ne doivent servir qu’à suivre le blog sur la durée pour mesurer la progression globale, sachant que la progression est naturelle (liée à l’augmentation du nombre du billet, de la capacité de Google à y repérer des mots clés, …).

Je préconise l’utilisation de Google Analytics, pas spécialement plus fiable que les autres mais majoritairement utilisé : il permet des comparaisons entre blogueurs de même type. Des braves gens feront la distinction entre le nombre de Visiteurs Uniques (ça fait très branché de parler de VU), d’autres de pages vues, d’autres de visiteur « tout court ». On s’en fout. Snobisme de la part des gens qui ne connaissent rien mais font semblant de faire la distinction entre différentes notions.

Les réseaux sociaux pour la promotion des blogs

Les réseaux sociaux traditionnels (Twitter, Facebook et Google+) apportent relativement peu de visites aux blogs. Ils sont néanmoins incontournables pour différentes raisons, ne serait-ce que parce que des utilisateurs ne font que ça.

L’utilisateur prendra soin d’automatiser toute la diffusion de ses billets par des outils ad hoc (http://dlvr.it fait très bien l’affaire). Pour Facebook et Google+, il pourra choisir d’avoir des pages pour ses blogs et de ne pas diffuser ses billets ailleurs que dans ces pages, de manière à ne pas remplir la TL de ses copains qui ne seraient pas intéressés par les blogs.

De même, il ne devra pas polluer Twitter en y collant en permanence ses billets : ça fait fuir plus d’abonnés que ça n’apporte de visiteurs. Un billet, un tweet. C’est tout.

Ecrire vite

La gestion de son temps est très importante pour le blogueur. C’est un loisir très chronophage. Le blogueur doit apprendre à ne pas perdre de temps en faisant ses billets. C’est évidemment plus facile à dire qu’à faire mais tout s’apprend. Au bout de sept ans, par exemple, j’ai acquis un certain nombre d’automatismes. Ne désespérez pas, ça viendra.

Tout d’abord, je dois avouer que j’ai eu une formation en dactylo, ça aide bien. Entrainez-vous à taper sur clavier, recopiez des textes, une petite année d’exercice et vous serez devenue une bonne dactylo. Allez zou ! Sous mon bureau… Blague à part, savoir taper sur un clavier permet de ne pas avoir à le regarder, donc à regarder l’écran, donc à corriger immédiatement les fautes de frappe (celles qu’on voit…).

Je tape mes billets sous Word. J’entends bien les arguments de ceux qui procèdent autrement. J’ai néanmoins un argument qui devrait être à peu près imparable par des personnes censées : les traitements de texte sont faits pour taper du texte. Ils offrent un tas de faciliter de mise en page automatique, de vérification de l’orthographe et de la grammaire qui vous font gagner de précieuses minutes, sans compter les raccourcis claviers qui évitent à avoir à prendre la souris pour mettre un passage en gras, pour insérer un lien,

Je n’ai pas l’angoisse de la page blanche. Je ne commence jamais un billet si je ne sais pas ce que je vais y écrire. Je ne tire jamais à la ligne à la ligne pour me forcer à faire un billet d’une taille minimum. Avant de saisir une phrase, je sais exactement ce que je vais écrire et pendant cette frappe, je peux réfléchir librement à la phrase suivante.

Les commentaires sur son blog

Ce qui donne satisfaction, dans un blog, c’est l’interaction avec les autres blogueurs et avec les lecteurs. Même si on oublie toutes ces notions de réseau social utilisé pour promouvoir son blog, si on n’avait pas les commentaires, on s’emmerderait sérieusement.

J’ai pris pour habitude de répondre à presque tous les commentaires. Au début, je répondais à tous mais je dois avouer que je déborde…C’est important de répondre si on cherche le dialogue. C’est tellement évident que beaucoup de confrères oublient de le faire tant ils considèrent leurs billets comme des articles de la presse en ligne, avec tous les commentaires des internautes. A mon avis, c’est une erreur et c’est se prendre au sérieux.

Sauf quand c’est nécessaire, ne faites pas de réponses trop longues, juste une petite connerie pour montrer que vous avez apprécié que l’autre soit passé.

Envoyez chier les casse-couilles ou virez leurs commentaires, sans remord, sans concession, sans a priori. On pourra imaginer 36 000 raisons de supprimer les commentaires, le manque de respect, l’illégalité, l’insulte, … On s’en fout totalement. Vous avez un espace de loisir où vous tentez de maintenir une ambiance bon enfant, un type vous fout votre machin en l’air, vous le virez. Point barre. Pas à réfléchir. Vous perdez un commentateur, vous en gagnez dix. Les blogs sont comme un bistro : ouverts au public mais privés. Un patron de bistro peut virer des clients. Il est chez lui.

Pour la gestion des commentaires, deux éléments sont importants. D’une part, il faut répondre rapidement, quand c’est possible, pour montrer qu’on s’intéresse aux gens, qu’on est content d’avoir des commentaires, qu’on remercie et tout ça, mais aussi pour animer le blog, le rendre vivant.

D’autre part, il faut une plateforme qui permette aux gens de s’abonner aux commentaires et de recevoir les commentaires suivants par mail avec tout le commentaire, qu’ils n’aient pas besoin d’aller sur le blog pour le lire. C’est élément est très important dans le choix d’une plateforme.

Les trolls

Chacun a sa définition des trolls, je ne vais pas perdre du temps à trouver une définition précise, je vais juste vous en exprimer ma vision : un commentateur qui vient la pour faire chier, consciemment ou pas, un gugusse avec qui tout dialogue est impossible.

Il est important d’apprendre à les repérer, à faire la différence avec les contradicteurs normaux. C’est en forgeant qu’on devient forgeron.

Au début, ça fait bizarre. On se demande qu’est-ce qui nous tombe sur le paletot, qu’est-ce qui fait qu’on a mérité ça… Avec la bouteille, on relativise. On se dit que le troll qui perd du temps à vous faire chier pendant ses loisirs est naturellement un fou. Il ne mérite aucune attention.

Que faire ? Il faut éviter de lui répondre sauf si vous êtes parfaitement serein, que vous l’avez parfaitement identifié comme troll et que vous voulez jouer avec lui. Rester serein n’est pas facile. Si vous effacez son commentaire, par exemple, il va crier à la censure. Il est tentant d’expliquer alors pourquoi vous l’avez effacé. Le mieux est peut-être de l’ignorer, de le laisser se débrouiller tout seul, jusqu’à ce qu’il se lasse, ce qui peut prendre plusieurs jours…

Le comportement du blogueur avec les trolls des autres doit être exemplaire. Il y a une règle absolue : il ne faut jamais répondre aux trolls des autres car vous ne savez pas quelle stratégie sera adoptée par le taulier pour gérer son troll et vous risquez de pourrir l’ambiance de vos confrères, en vous comportant comme un troll !

Par conséquent, il ne faut pas répondre aux commentateurs des autres blogs tant que vous ne les aurez pas parfaitement identifié, ils sont susceptibles d’être des trolls (ou des copains du taulier que vous pourriez prendre pour des méchants).

Commenter chez les autres

C’est la base du blogage et je ne sais pas pourquoi je n’en parle qu’à ce stade du texte. Ce n’est pas sérieux.

Vous aimez bien avoir des commentaires sur votre blog ? Oui, hein ! Hé bien ne vous demandez pas pourquoi commenter chez les autres : c’est simple, ils aiment bien aussi. Sans compter est bien pour votre zinfluence, dans le cadre de ce que j’expose ci-dessus : si vous vous faites remarquer par un blogueur, il finira par s’intéresser à vous et vous récolterez des liens, des Twits et des machins.

Sur ce, on ne va pas tergiverser : commenter est l’ABC du savoir vivre bloguesque, une marque de politesse et un encouragement au blogueur qui n’aura, ainsi, pas l’impression de bosser pour rien. Ainsi, par exemple, dès que je vois un billet sans commentaire (et que j’ai le temps), je commente, même une connerie, juste pour dire que je suis passé, que j’ai lu, … Faites pareil. Je pousse même le vice à visiter les blogs qui viennent de sortir un nouveau billet, pour déposer le premier commentaire, le plus vite possible après la publication pour faire croire que je suis vraiment le meilleur, le plus rapide et tout ça, d’une part, et d’autre part pour faire croire au blogueur que je m’intéresse à lui. Ne le dites à personne.

En ne commentant pas un blog sans commentaire (ou même uniquement avec 2 ou 3 commentaires), vous prendriez le risque (pas pour vous, pour le taulier) d’une immense déception, d’un encouragement. Tiens ! C’est peut-être le conseil le plus important que je donne ici. Il faut savoir être bon et purement altruiste…

Pour le reste, ne faites pas des tartines dans les commentaires. Tout le monde se fout de ce que vous avez à dire mais le taulier est obligé de vous lire et de vous répondre. Il y a bien sur des exceptions.

Sachez savoir quand il est temps de terminer une discussion. Le taulier vous répond peut-être par pur politesse, parce qu’il est habitué, mais il est possible que vous le gonfliez au plus haut point. On tient tous, et c’est naturel, à avoir le dernier mot dans une discussion, à asséner notre vérité. Mais il faut bien que ça cesse et c’est le taulier du blog qui doit avoir le dernier mot. N’attendez pas qu’il vous demande de cesser la conversation. Sur un débat politique, par exemple, il ne doit pas y avoir plus de deux ou trois échanges. Si vous avez le fond pour alimenter une discussion, vous feriez mieux de rassembler vos billets, de les organiser et de faire un joli billet sur votre blog avec des liens vers le billet à l’origine.

Tentez d’éviter le hors sujet (sauf si c’est le taulier qui le propose) ou alors avec une formule de type : tiens ! je suis hors sujet mais ton billet me fait penser à … Il n’y a rien de plus chiant pour un taulier de blog de se fatiguer à faire un billet et de voir les commentateurs parler d’autre chose, comme s’ils n’avaient pas lu.

Ne prenez pas l’habitude de commenter tous les billets d’un gugusse. C’est lui qui va en prendre l’habitude et qui va se vexer le jour où vous arrêterez. C’est un de mes défauts : il y a des blogs dont je commente TOUS les billets. Du coup, je suis gêné quand je n’ai rien à dire.

Tant qu’on parle des défauts, parlons d’un de des miens dont j’ai eu beaucoup de mal à me guérir. Quand un billet ne m’intéressait pas, j’avais pris l’habitude de prendre une phrase plus ou moins au hasard et de sortir une connerie à son sujet. Ne le faites pas parce que ça déforme la manière de lire : on cherche une petite phrase sans s’occuper du fond. Si un texte ne vous intéresse pas, ça n’est pas grave, ne le lisez pas. J’ai des copains qui font souvent des longs billets sur des jazzmans dont je n’ai jamais entendu parler : je n’ai aucune honte à ne pas les lire et je ne vexe personne en le disant. Ces billets ne m’intéressent pas. Faire croire le contraire au taulier d’un blog est un mensonge. C’est mal : n’oubliez pas qu’à la fin il deviendra un copain : on ne ment pas aux copains.

Vous pouvez aussi ne pas commenter ou mettre une remarque ironique pour faire savoir que vous êtes passé mais que vous n’en avez rien à cirer.

Par ailleurs, on est tous pareil : on ne lit pas la totalité de certains billets. On n’a pas toujours le temps de cerveau disponible. Il arrive même de lire les blogs parce qu’il faut lire les blogs mais sans éprouver le moindre plaisir, alors les yeux suivent bien chacune des lignes mais le contenu global nous échappe. Si on tient à commenter, il faut être très prudent.

Surtout, n’oubliez qu’un petit compliment de temps en temps fait du bien.

Etudiez votre comportement

Je viens de dire qu’on était tous pareil : on ne lit pas la totalité des billets des copains. Dites vous bien, bien que vous soyez exceptionnellement génial, que les copains font pareil avec votre blog. Ainsi, quand vous parcourez la blogosphère, étudiez bien chacun de vos tics et imaginez que vous auriez les mêmes tics en découvrant votre blog.

Vous comprendrez ainsi qu’il faut éviter les billets trop longs (je précise que ceci n’est pas un billet de blog mais une page de mon blog, andouille). Et vous comprendrez aussi la plupart de mes autres conseils : combien de fois avez-vous pesté parce que vous ne compreniez rien à la colonne utilitaire d’un type ou parce qu’une page de publicité s’affiche ?

Tiens ! Vous avez constaté que vous connaissez un blog depuis longtemps et y allez moins ? Vous êtes lassés… Les autres peuvent se lasser de vous, de votre style éternel, …

Les blogs collectifs

Pour être franc, même si je comprends et respecte très bien ce qui peut pousser à les créer, je suis franchement contre, à de rares exceptions près, comme mes potes qui avaient ouvert un blog pendant la coupe du monde de football.

Les blogs politiques auxquels j’ai contribué comme tous ceux que j’ai vu naître se sont cassés la gueule pour des raisons diverses. Par exemple, quand je faisais un billet pour Equilibre Précaire, j’avais peur de ne pas atteindre un niveau minimum de qualité, donc je diffusais peu et je mettais les billets recalés chez moi. J’avais le sentiment d’engager les autres rédacteurs avec ma prose alors que, justement, j’avais été « recruté » pour mon style dans PMA.

Les blogs collectifs qui réussissent (sans toutefois devenir « professionnels ») ont un travers : les premiers commentateurs sont les autres rédacteurs (c’était d’ailleurs le cas avec Equilibre Précaire) et, au final, les « autres » n’arrivent pas à s’intégrer réellement, il reste ce premier cercle de commentateurs : les corédacteurs. L’idée de base qui bonne, créer un truc collectivement, se transforme alors en l’antithèse de ce que ce qu’elle aurait du générer, elle devient un machin élitiste, qui tourne en rond, toujours avec les mêmes acteurs, sans se régénérer, sans même la moindre autocritique puisqu’on ne critique pas ses copains, autres rédacteurs.

En outre, le blogage collectif est très mauvais pour l’aspect réseau social que j’évoquais précédemment. Si le blog n’est pas assimilé à son taulier principal, on ne peut pas citer le blog à la place de son taulier. On ne peut pas taguer un blog collectif dans une chaîne. On ne peut pas saluer un blog collectif. On ne peut pas faire de « twits » de complaisance pour les blogs collectifs. Un blog collectif ne peut pas avoir de « copains » alors que chacun de ses membres peut en avoir.

C’est l’antithèse de ma conception du blogage, où chaque blog correspond à un blogueur et où la collectivité est représentée par l’ensemble des blogueurs, avec un premier cercle, le réseau social…

Enfin, il est très difficile, dès lors qu’un blog ne peut pu être assigné à une personne, de considérer un blog collectif comme un « vrai blog » au sens de ce que j’évoquais beaucoup plus haut.

Mais attention, hein ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : le blogage est un loisir et chacun fait ce qu’il veut, pendant ses loisirs.

Je n’aime pas les blogs collectifs. Peut-être serait-il préférable de faire une « association de blogueurs », de définir des groupes de blogueurs, pleinement identifiés. Mais ça nécessite une section spéciale de ce texte.