01 mars 2012

Google peut bien tout savoir sur moi, ça ne m'empêchera pas d'aller au bistro !

Alors que beaucoup de blogueurs évoquent la politique de confidentialité de Google (même Google, sur son propre blog, en parle, mais je n'ai pas lu), Thierry, dans son dernier billet, donne un avis franchement opposé que je vous invite à lire, d'autant que je partage son point de vue en plus de mes addictions.

Je vais résumer ma position :

1. Je ne fais rien d'illégal ou de mal sur le web, je m'en fous que des ordinateurs m'espionnent et sachent quels sites de cul ou quel bistro je fréquente.

2. La plupart des gens oublient qu'ils sont fliqués en permanence. Tiens ! A l'entrée des parkings, vous avez des caméras qui reconnaissent automatiquement vos plaques d'immatriculation (à cause des zozos qui font semblant de perdre leurs tickets pour payer moins cher). En d'autres termes, des caméras de surveillance peuvent tracer tous vos faits et geste. D'autres lascars pestent contre Google sans se rendre compte que leur téléphone portable dit ou vous êtes en permanence (ben oui, quand on vous appelle, le réseau vous retrouve, non ?).

Ce qui importe est que "le législateur" (en l'occurrence via la CNIL) prenne toute les mesures pour s'assurer que Google ne fasse pas le con (comme vendre des informations à un type qui demande : "tiens, que fait Jegoun ?").

Amen.

26 commentaires:

  1. Manquerait plus que ça que tu t'empêches d'aller au bistro ! ...
    " La plupart des gens oublient qu'ils sont fliqués en permanence " ...

    Va falloir qu'on y travaille à tailler un short aux Perben I et II ... et aux Règlements européens dits "anti-terroristes" ! ... On écoute tout le monde, on fiche tout le monde ! ... Cette marotte qui habite ceux-là même qui réactualisent "Travail, Famille, Patrie" ! ... ça rappelle d'étranges choses ... Ceux-là qui ressemblent à s'y méprendre à ceux qui appelèrent aient les citoyens les plus courageux [là, on parle de ceux qui savent ce que ça veut dire "aux armes!"] ..."des bandits" ! ... tiens, comme mon Père (17 ans à l'époque !) mon grand-père, mon grand-oncle ! ...Eh bien, ça risque pas de se reproduire ! ... Quadrillés qu'ils sont les citoyens ! ...
    Tu comprends pourquoi j'oublie tout le temps mon portable à la maison ? ... Y vont quand même pas me mettre une puce sous la peau comme on fait aux chiens ? ...

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  2. Jette ce truc STP ... ça n'a ni queue ni tête, j'ai coupé ce qui donnait sens.
    Bz

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  3. Un brin naïf tout de même.
    Ça me fait penser aux gens qui ne s'inquiètent pas de la multiplication des fichiers (plus de 40 sous l'ère Sarkozy). Ce fameux "je m'en fous je n'ai rien à me reprocher".
    Effectivement, si l'on considère que l'on vit dans une démocratie pure et parfaite avec des instances de contrôle efficaces et indépendantes, des entreprises philanthropes et des autorités qui ne recherchent que l'intérêt général, on n'a rien à craindre et on peut traiter ceux qui s'alarment face à la société de surveillance de paranos et de complotistes.
    J'aimerais pouvoir être aussi serein que toi, mais l'affaire Ikea vient nous rappeler que nous ne sommes pas dans une démocratie pure et parfaite avec des instances de contrôle efficaces et indépendantes, les entreprises ne sont pas philanthropes et les autorités qui ne recherchent pas que l'intérêt général.
    Sans tomber dans la parano ultime, on doit rester vigilants.

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  4. Apo,

    Heu...

    Manu,

    Tu vois le problème à l'envers... J'ai quatre blogs, un compte facebook, cinq comptes twitter où je raconte à peu près tout ce que je fais. Le même qui va gueuler contre Google aura passé sa journée à donner sa position dans Foursquare...

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  5. Le paradoxe que tu décris est malheureusement bien réel, et est révélateur d'une insouciance de la population face aux risques potentiels de la transparence totale.
    Encore une fois je ne suis pas un ayatollah qui prêche contre le grand méchant Google. Comme le disait Jeff Jarvis, des entreprises comme Google n'ont aucun intérêt à perdre la confiance de leurs usagers.
    Néanmoins, la quantité incroyable de données que détient Google sur nous pose question, et je trouve ça dommage de les balayer. Les États sont en droit de demander ces données à Google et ne s'en privent pas. C'est autrement plus instructif et moins coûteux qu'une mise sur écoute. Tant que l'état de droit règne et que le nombre de demandes se limite à quelques individus dangereux pour l'intérêt national (comment le définir ?!), ce n'est pas trop inquiétant. Mais les dérives auxquelles nous assistons me font dire qu'il ne serait pas superflu de rester extrêmement vigilant.

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  6. "je m'en fous que des ordinateurs m'espionnent" : effectivement, on est loin de la parano, ainsi que de la vigilance !

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  7. Manu,

    Il ne faut pas être "binaire". Je me fous que des ordinateurs m'espionnent parce que je fais attention à ce que je fais, en l'occurrence pas n'importe quoi. L'information que je laisse n'est pas exploitable par une machine.

    Que sait Google de moi ? Que je fréquente beaucoup les réseaux sociaux, que je suis assez geek pour m'abonner à plein de blogs geeks (mais ça, de toute manière, il le sait avec Google Reader, mon surf n'a rien à voir), que je suis militant politique engagé à gauche, que je vais au bistro, que j'habite le Kremlin Bicêtre et que je vais souvent en Bretagne voir ma mère, que je passe une bonne heure le matin sur des sites information, que je prends des voitures de location et parfois le train et que je passe plusieurs heures par semaine à jouer à Diamond Dash !

    Google ne sait rien de mon job (à part avec le proxy de ma boite qu'ils peuvent détecter, mais ça s'arrête là), de mes comptes bancaires, de mes affaires diverses et variées, ...

    Que veux-tu qu'ils en tirent commercialement ? Me proposer des nouvelles marques de bières ou des nouveaux bistros ? S'ils regardent bien, ils verront que je consomme toujours de la bière blonde ordinaire légère dans les bistros à côté de chez moi.

    Du coup, je me fous des règles de confidentialité de Google et je n'en fais pas un pataquès comme beaucoup de monde. Je ne suis pas parano. Par contre, je suis militant politique, et je milite pour une liberté sur le web et pour renforcer les moyens des autorités de contrôle, telle que la CNIL.

    Je milite à gauche contre l'avis de certains de mes congénères à propos de l'Europe, par exemple, parce que je crois que seule "la commission" peut lutter contre des abus que feraient Google.

    Vigilant mais pas parano, c'est tout.

    Les types qui se font licencier parce qu'ils écrivent des conneries à propos de leur employeur sur leur compte Facebook ? Il faudrait les défendre au nom de la liberté ? Et puis quoi, encore...

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  8. J'aime bien les gens qui balaient d'un revers de la main les questions de société majeures en disant : "MOI JE m'en fous, JE suis pas concerné."

    Ah non, j'aime pas ces gens là en fait.

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  9. Moi je n'aime pas les connards anonymes qui se croient au dessus du lot. Où ai-je dit que je ne suis pas concerné ?

    Quand on ne sait pas lire, on ferme sa gueule.

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  10. Mais c'est quoi le risque: tout le monde parle du risque, mais c'est quoi le risque!

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  11. Il est très faible, en effet. Le risque, pour moi, est que les informations puissent être vendues nominativement. Style une femme qui demanderait à Google si son épouse a été sur des sites de cul.

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  12. Et dans ce cas, pas de risque, elle est déjà au courant!

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  13. Tu as raison, google en sait peu sûr toi.
    Moi qui me sert de ce moteur de recherche pour mon boulot (journaliste) ou même en tant que curieux, je m'inquiète de savoir qu'un Etat qui va me juger dérangeant sera capable de retracer toutes mes pérégrinations virtuelles et s'en servir contre moi.
    Heureusement, comme je te le disais, ces utilisations sont encore rares mais la société de surveillance vers laquelle nous nous dirigeons me fait me poser ce genre de questions. Et je ne pense pas pour autant être parano !
    Sur ce, je m'en vais boire quelques bières en mangeant de la charcuterie en terrasse car ça, même google ne peut l'empêcher ;)
    J'espère que ton candidat aura une définition de la vie privée tout autre que l'actuel président qui considère que tout lui appartient, même la vie intime de ses concitoyens

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  14. Vigilant mais pas parano, dis-tu… Clairement tu es d'un côté du spectre, alors que je me rapproche de l'autre. J'ai un compte twitter privé, j'utilise Tor (s'il était moins lent ça serait systématique), je suis très peu googlable (j'ai forcé les admins du site web de là où je bosse à installer des robots.txt, le trombinoscope n'est plus dans google).

    Tes arguments sont très liés à ta position personnelle, et au fait que beaucoup ne sont absolument pas vigilants et publient d'eux-mêmes énormément d'informations. Tu te focalises aussi sur l'utilisation commerciale.

    Il se trouve que tu as une position professionnelle où la e-réputation d'alcoolo que tu t'es construite ne peut pas tellement te nuire. Mais imagine-toi plus vulnérable, en recherche d'emploi. L'examen superficiel montrera en effet que tu passes 5h par jour au bistrot et bois 15 litres de bière chaque soir. Ton CV passera à la poubelle directement sans que le type aille chercher un peu plus loin. Tant pis pour lui, sans doute, et j'avoue que ton cas est un peu extrême, mais je crois qu'on ne peut pas ignorer le problème. Les outils actuels permettent une recherche d'information très simple et rapide.

    Notre ami disparitus, vu sa position professionnelle, ne pouvait plus continuer à bloguer et s'est arrangé pour disparaître. Cela montre bien le problème.

    Que sait Google de toi et de ton employeur ? Plus que tu ne dis. Un peu de data mining automatisé permettra de repérer des mots-clés qui renvoient à deux secteurs d'activité. Avec l'adresse IP de ton employeur, on a à peu près tout, on sait dans quel service de quelle société tu travailles. Si le jeu en vaut la chandelle, un peu de travail humain et on complète le portrait.

    D'ailleurs, tu n'as pas mis le nom de ton employeur sur ton linkedin, là-dessus tu es plus que vigilant !

    Ensuite, bien entendu, tous ces sites ont avant tout des intérêts commerciaux et leur profiling va dans ce sens. L'information est intéressante, elle a de la valeur. Les supermarchés commencent à utiliser les téléphones pour savoir combien de temps chaque client passe dans chaque rayon. Les plaques scannées dans les parking permettent d'établir des schémas de visite (fréquence, durée, origine géographique), et sans nul doute que si on pouvait l'associer au ticket de caisse ça aurait encore plus de valeur. Quelle importance, dis-tu ?

    Le problème est qu'une fois que ces fichiers existent, il est très difficile de contrôler leur utilisation, CNIL ou pas CNIL. Ils peuvent être vendus, volés, ou saisis. La saisie peut être faite de manière plus ou moins légitime, par un pouvoir plus ou moins démocratique - la démocratie est fragile, et tu te souviens sans doute des consultations du STIC par des policiers de la PAF qui étaient scientologues ?

    Juju nous rappelle fort justement (http://seteici.midiblogs.com/archive/2012/03/02/amesys-big-brother-et-leurs-folles-nuits-avec-orwell.html) les dangers que peuvent courir les journalistes à cause de tout cela. Si Rémi Ochlik n'avait pas utilisé de téléphone satellite géolocalisable il serait encore vivant.

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  15. Alors je vais résumer ma position :

    1. Je ne fais rien d'illégal ou de mal sur le web, mais je ne veux pas qu'on rassemble des informations sur moi sur lesquelles je n'aurai plus aucun contrôle pour le restant de ma vie, informations potentiellement utilisables par n'importe qui.

    2. Je n'oublie pas que je suis fliqué en permanence. C'est très difficile d'y échapper, je n'éteins pas mon portable en permanence, mais j'ai un navigo découverte, je n'aime pas les parkings qui photographient ma plaque, je n'ai pas de facebook. J'évite de laisser inutilement trop d'information quand ça ne me coûte pas trop de le faire.

    Et je sais bien que la CNIL et l'Europe ne peuvent pas grand-chose contre Google, même si elles font de leur mieux (http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/79192/date/2012-02-29/article/google-cnil-padova/, http://www.bbc.co.uk/news/technology-17205754).

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  16. Hyp,

    On est d'accord mais ce que je veux dire c'est que le danger n'est pas Google or les geeks pointent Google du doigt, ce n'est pas la bonne piste. Mon FAI, par exemple, en sait probablement plus que Google sur moi. On aura un jour des machins qui reconnaitrons automatiquement les plaques d'immatriculation, on aura des systèmes de télésurveillance avec reconnaissance faciale, ...

    Si je suis en recherche d'emploi, j'indiquerai à mon nouvelle employeur le nom de l'actuel.

    La solution au problème ne peut passer que par la loi avec une très grosse difficulté : Google (et autres) n'est pas contrôlable par la loi.

    Ma situation personnelle est telle que je ne cache rien parce que je n'ai rien à cacher et c'est ainsi de la plupart des gens. Il ne faut pas faire peur au public, il faut juste lui apprendre à ne pas faire n'importe quoi.

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  17. Tiens ! Un de tes commentaires était bloqué dans les tuyaux. Désolé.

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  18. (part 1)

    Ha, la bonne vieille idiotie du "I've got nothing to hide".

    Ce billet est humoristique, son auteur mentionne la possibilité de consommer de l'alcool dans un établissement comme l'expression ultime de la liberté, c'est tellement caricatural que cela ne peut pas être sincère.

    ...

    En parlant de bistro, si pour 100€ on a le "profil" complet de son employé, on peut connaître sa conso au mois, son taux d'alcool chaque soir et pendant les trajets (GPS), ses horaires (à quelle heure il rentre se coucher).

    On peut alors utiliser ces données comme moyen de pression (heures sup non-payées ("vous n'êtes pas assez productif le matin, vous dormez au lieu de travailler"), refus d'augmentations ("vous représentez déjà un risque pour l'entreprise, un risque qui a un coût"), de dotations de moyens ("on ne peut pas vous faire confiance"), refus de promotion à des postes à responsabilité (idem le coup de la "confiance").

    Et si l'employé se plaint que l'employeur l'espionne, il suffit que la traque soit faite discrètement (paiement du service de renseignement à l'aide d'une caisse noire, établie dans le même paradis fiscal où se fait la défiscalisation) et que l'employeur prétende avoir reçu des messages/témoignages/rumeurs sur l'employé en question.

    Le bistro est une donnée intéressante pour d'autres entreprises, qui pourront obtenir ces infos soit directement (s'ils arrivent à faire légaliser le commerce de la vie privée), soit indirectement par du opt-in lié à des offres "avantageuses" (et des offres "libres" surfacturées) :

    - votre/vos mutuelle(s)/complémentaire(s) santé (secteur en forte expansion vu que personne ne veut payer pour la Sécu - ni les ultra-riches (pas d'impôts !), ni les citoyens français (moins d'impôts !), ni les entreprises qui sous-traitent ainsi le coût du stress (tous les arrêts-maladie bidons), ni même l’État qui ne règle pas les exonérations qu'il offre à tour de bras), qui voudront savoir combien de bières vous consommez par semaine, mois, année, pour vous faire payer un surplus dès que vous dépassez un seuil savamment calculé pour être légèrement en dessous de votre conso ("bah, je paye 15 euros de plus par an et je peux boire tranquille - c'est rien 15 euros en échange de la liberté de boire des bières" - et voilà 15 euros par tête d'encaissés !)

    - votre assureur auto/moto/transport, qui exigera un contrôle "automatisé sans intervention humaine" de votre taux d'alcoolémie estimé, et un stockage des données sur 6 mois en prévision d'un accident. On utilise bien l'adresse IP pour condamner quelqu'un, on peut très bien utiliser un taux d'alcoolémie estimé (vu que cela sera prévu expressément dans le contrat) pour "moduler" le niveau de remboursement de l'assurance.

    - votre assureur en responsabilité civile générale, qui peut exiger un surplus en cas de consommation "excessive" (seuil librement définie et modifiable à souhait) et "répétée" (fréquence librement définie et modifiable à souhait).

    - votre supermarché vous proposera des offres et prix "exceptionnels" (autour de la boisson), si vos excursions au bistrot maintiennent une fréquence précise ("fidélité récompensée"), cette fréquence (et/ou le volume consommé) étant rehaussé lentement mais sûrement pour "profiter" d'offres encore plus exceptionnelles. Les bistros qui ne seront pas "partenaires" seront exclus de ce "programme".

    - vos proches (réseaux sociaux) seront informés qu'ils peuvent vous rencontrer "par exemple, au bar Chez Dédé", en leur fournissant un code pour "une conso achetée, une conso offerte !" à utiliser sur place. Et si on voulait garder cela privé ? sans compter les lieux "typés" (bar homo/bsdm/échangistes/etc)...

    (part 2 below)

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  19. (part 2)

    Et concernant les sites de cul... inutile de vous dire qu'avoir un log de vos fantasmes sexuels sur un marché commercial de l'information n'est pas anodin : c'est une information capitale pour les services marketing (la pulsion sexuelle vend le mieux), de plus des millions de gens sont prêts à payer pour connaître les goûts (en terme de sexualité) des autres.

    Sans compter qu'il suffit de 2-3 ans pour un gouvernement traditionaliste hostile à la pornographie et/ou certaines de ses formes pour repérer, interdire et arrêter toutes les personnes concernées, grâce aux "solutions" de DPI que nous avons su vendre aux dictatures du Moyen-Orient qui ont permis de peaufiner cette magnifique technologie. Une prouesse que l'on doit aux nombreux "experts" dans les cabinets ministériels, qui possèdent moult brevets et petites entreprises privées dans ce domaine de la cyber-surveillance.

    Ils diront tout d'abord que "c'est pour lutter contre la pédophilie" (bien qu'ils divisent par deux le financement des structures luttant réellement contre les réseaux pédophiles et les abus sexuels sur les enfants), et selon la moralité du jour banniront tout ce qu'ils souhaitent (cabinets de dentiste y compris) 3 mois après le lancement effectif de l'autorité administrative en question.

    Croire que votre fichier chez Google restera chez Google et ne sortira pas de chez Google est d'une naïveté sans nom, alors que les particuliers, les entreprises et les États sont prêts à payer des millions pour obtenir ces informations.

    Les régimes fiscaux et la législation des États, les entreprises concurrentes plus enclines à revendre votre vie privée et la demande du marché (des particuliers) auront raison de toute résistance de la part de Google, qui ne pourra garder ces informations pour lui tout seul bien longtemps.

    Laissez Google disposer sans limite de la vie privée des gens, c'est dire à tous les autres acteurs (particuliers-entreprises-États) que c'est non seulement possible, mais surtout accepté par la population.

    Mais bon, ce billet est humoristique, il ne sert qu'à provoquer les lecteurs en leur faisant croire que l'auteur veut se "démarquer" des autres blogueurs en adoptant une opinion différente (l'opinion inverse étant la plus facile à définir et adopter - pas le temps de se forger une opinion propre). Jégou est un sacré comique :)

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  20. Un peu de philosopie sur ce problème de société ne fait pas de mal :
    http://chronicle.com/article/Why-Privacy-Matters-Even-if/127461/

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