22 avril 2014

Microsoft finalise l'acquisition de la division téléphone de Nokia

Le 25 avril, la division téléphone de Nokia appartiendra à Microsoft. C’était dans les tuyaux depuis un bout de temps, mais la date vient d’être fixée. Comme je parle beaucoup de Microsoft, ces temps-ci, je ne pouvais pas passer à côté de l’information. Microsoft continue le recentrage de son activité en acquérant un constructeur de téléphones mobiles à forte image de marque mais qui avait loupé le virage des smartphones.

En gros, la marque Nokia sera gérée pendant quelques temps par Microsoft, de même que les noms des produits. Visiblement, les téléphones continueront à être produits par des usines appartenant à Nokia, au moins au début (l’achat de l’usine initialement prévu n’a pas été fait).

L’entreprise deviendra Microsoft Mobiles.

Bref, toute la presse en parle mais je me suis demandé ce qu’allait devenir Nokia… 

Les activités de Nokia seront centrées autour de la filiale Nokia Solutions and Networks, une des toutes premières entreprises mondiales fournisseuse d’équipement haut débit notamment pour la téléphonie mobile (elle fournit notamment SFR, en France).

Hop.

19 avril 2014

Microsoft et mon entreprise

Ca matin, j'ai poursuivi ma navigation dans l'univers Microsoft et on peut d'ores  et déjà en conclure que cette honorable société va gagner la bataille du Réseau Social d'Entreprise parce qu'elle dispose de presque tout ce qui est nécessaire et peut aisément y intégrer ses applications bureautiques, les plus utilisées dans le monde. Je suis sidéré de voir à quel point les outils sont inconnues dans les entreprises françaises alors que je découvre, par exemple, que Yammer, est utilisé par 70% des plus grosses entreprises françaises. Yammer, SharePoint, OfficeGraph,… autant de mots clés que vous pourrez dans Google pour obtenir des informations complémentaires. 

Du coup, j'ai pris une grande décision : parler de moi, à un niveau professionnel. 

Je suis salarié d'une des plus grandes entreprises françaises. Je travaillais au sein d'une direction informatique dans un service bien spécifique avec une activité que l'on qualifie de transverse, assez proche de la maîtrise d'ouvrage. Je suis bien informaticien à la base mais je ne fais plus réellement d'informatique. Disons que mon job est de lancer les nouveaux projets en assurant une cohérence entre les différents acteurs informatiques concernés, les autres services de la firme, la réglementation, la direction,…  

Un jour, le big boss a rencontré un homologue à lui, big boss d'un de nos concurrents. Ils se sont dits : tiens ! Mais dans ce domaine, nous avons des équipes qui font à peu près la même chose. Comme nous ne sommes pas en concurrence pour l'informatique mais uniquement pour le commerciale, cela serait intéressant que l'on travaille ensemble. De fil en aiguille, il a été décidé de créer une filiale commune, une joint venture comme on dit. Ainsi, après un an  des travaux préparatoires dans le plus grand secret, et quelques mois de préparation avec les salariés, la filiale a été créée.  

Je résume, nous avions deux entreprises. On va les appelé A et B. Elles avaient toutes les deux un service assurant la même activé, toutes les deux avec deux pôles principaux. A était meilleur que B sur le pôle 1 et B était meilleur sur le pôle B. On a pris le meilleur pôle de chacun. On a passé les premières années à intégrer tout ça. Il y a eu énormément de boulot d'autant qu'on a repris en interne des activités qui étaient auparavant sous-traitées. Depuis un an ou deux, nous avons fini et nous pouvons reprendre la construction de projets. 

Je pourrais faire un aparté sur les conséquences sociales et ce genre de truc. Disons que si chaque boite investissait 50 millions par an dans son service, en les fusionnant, le montant a pu passer à 70, soit 35 millions chacun. Avec 70 millions, on fait plus qu'avec 50. On a donc un machin beaucoup plus performants qu'avant, probablement meilleur que celui de la concurrence, sans la lourdeur des grandes sociétés,… Les salariés étaient ravis de faire partie de l'aventure. La moitié des salariés qui sont restés dans les boîtes d'origine ont été recasés à leur plus grand bonheur puisqu'ils travaillaient sur des technologies obsolètes. J'enjolive un peu et je sors des chiffres à peu près au hasard. Pour nous, c'est très bien, on est beaucoup mieux informés qu'avant, on est proches de la direction générale (une boite de 100 personnes, c'est plus facile qu'une boite de dizaines de milliers).  

Cela avait été décidé ainsi. Les premières années, nous faisions les développements informatiques la tête dans le guidon parce qu'il fallait dégager des économies au plus vite (pendant la phase de construction, il fallait bien que les entreprises assurent la maintenance de l'existant, les économies arrivaient après). Ainsi, on s'est assez peu préoccupé de l'informatique propre à l'entreprise. Nous n'avons pas mis en place d'outils commun, nous sommes restés avec ceux de nos boites d'origine, y compris pour ce qui concerne les réseaux locaux. Nous avons bien une messagerie électronique au nom de la boîte (sur la base d'un machin Microsoft, proche de Outlook.com) mais elle est redirigée vers l'ancienne que nous continuons à utiliser (sauf pour quelques communications officielles, quand il ne faut pas que le nom de l'établissement d'origine apparaisse).  

Ainsi, par exemple, nous n'avons pas de GED ou de machins comme ça. 

Les raisons sont multiples, outre le fait que nous n'avions pas le temps. Comme nous nous basions sur l'informatique des maisons mères qui assurent d'ailleurs la production de nos systèmes, la mise en œuvre d'un réseau commun aurait posé des difficultés au niveau de la sécurité. Il nous faudrait, en gros, être connectés au réseau de l'entreprise d'origine et celui de la filiale tout en assurant une parfaite étanchéité entre les réseaux des entreprises d'origine. 

Les entreprises d'origine font la production informatique : ce sont donc nos fournisseurs. Mais ce sont aussi nos clients puisque nous travaillons pour elles. Rien que pour préparer une réunion, c'est à moitié la galère : nous devons tout faire par mail, de la recherche du créneau horaire à la diffusion des documents de préparation. 

J'imagine que mes collègues sont assez peu gênés par la situation. Le fonctionnement est entré dans les mœurs. D'ailleurs, ils travaillent avec les mêmes outils qu'avant, sauf la GED qui a disparu. Par contre, moi, ça me gêne, d'une part à cause de ma fonction un peu transverse et le fait que mes deux principaux outils sont Word et la messagerie, contrairement à eux, mais aussi parce que dans mes loisirs, je suis passionné par les réseaux sociaux... 

Tiens ! Hier, je faisais un billet sur les réseaux sociaux d'entreprise et je disais que la personne que je citais mais avec qui je n'étais pas spécialement d'accord était un spécialiste. De fait, il connaît mieux les RSE que moi, mais je connais probablement mieux que lui les réseaux sociaux en général et le fonctionnement des grosses entreprises, leurs besoins réels, et l'appropriation par les usagers des outils mis à leur disposition. Par exemple, ils passent leur temps dans l'informatique liée au métier (pour ce qui concerne mes collègues, il s'agit de la développer !). Ils n'ont pas le temps de se mettre dans les applications plus générales de la boite, même un nouveau système de messagerie. 

Vous avez de la chance, j'ai fait plus court que prévu. Mais vous comprendrez peut-être mieux maintenant, si vous en avez quelque chose à cirer, pourquoi je m'intéresse beaucoup à l'état de l'art des solutions de communication et bureautique au sein de l'entreprise. 

Nous revoila donc au cœur des outils Microsoft ! 

Je vais donner un exemple. Notre bureautique est gérée par nos maisons mères. Si un nouveau consultant arrive, il va falloir lui installer un PC. On va donc commencer par sa demander à quelle maison mère il sera rattaché (c'est facile, ça sera la même que son responsable). Ensuite, il va falloir demander un PC et déclarer ce qu'on a besoin (outils bureautiques, outils métiers,…). Un type va l'installer, lui créer un accès au réseau, définir quels répertoires des serveurs il peut bricoler et tout ça, une adresse de messagerie,… 

Or, à la base, ce qu'il a besoin est d'un PC et d'un accès au réseau (pour les outils métiers et accessoirement l'accès à internet). Si nous avions une suite de logiciels Microsoft (Word est incontournable pour les échanges avec les partenaires), il suffirait de lui créer un compte. Et paf ! Il se connecte sur l'équivalent de "OneDrive", retrouve une messagerie "Outlook.com", Word Online,… Et avec un bon RSE, il pourra entrer dans les "groupes" ad hoc et retrouver très facilement la documentation dont il a besoin. 

Comment faire ? 

Il y a quelques temps, j'avais fait un billet pour dire que sur les serveurs web de Microsoft, on ne trouvait pas grand-chose mais surtout avec une certaine difficulté : allez en page d'accueil de Microsoft.com, ils y vendent du matériel... Il n'y a pas un gros pavé "PME". En cherchant bien, vous trouverez, la page PME 

Mon besoin est simple : je veux un serveur pour y stocker des applications générales de l'entreprise dont un serveur de messagerie et la suite office online, plus un RSE qui soit accessible de l'extérieur, voire le serveur web de l'entreprise, qui a le même nom de domaine que celui utilisé pour la messagerie. Ce serveur pourra être un ordinateur hébergé chez moi ou, plus précisément, une machine hébergée chez un spécialiste de hébergement. Il devra avoir un haut niveau de sécurité puisqu'il sera nécessairement accessible par internet. Mes employés pourront s'y connecter avec des tablettes et des smartphones. Je veux une solution clé en main car je n'ai pas de temps à perdre. 

Hé bien ! Chercher sur le site, vous ne trouverez pas de rubrique : "équipement global".  

Un chef d'entreprise ne pourra pas trouver un samedi matin ce dont il a besoin. 

C'est con. D'autant qu'il lui suffit de taper onedrive.com pour avoir accès à un tas de machins pour lui-même, ce que j'ai fait par hasard en voyant dans des blogs geeks que d'Office Online était sorti mais il ne saura pas comment le prendre pour son entreprise.  

Il y a des coups de pied au cul qui se perdent.

18 avril 2014

Microsoft, le RSE et Office Graph

Passionné par le RSE (Réseau Social d’Entreprise), je lisais cet article de Presse Citron avec les yeux, ma chaise et mon écran ainsi qu’une certaine circonspection quand je suis tombé sur un passage où il parle de Yammer, le réseau social d’entreprise de Microsoft. Vu que je parle beaucoup de Microsoft, le sujet m’a intéressé. C’est la question suivante qui m’a captivé (si vous avez lu me précédents billets), à propos de Office Graph.

Je la reprends donc ci-après (je reparle plus bas du RSE en reprenant l’interview diffusé par PC, sujet qui m’intéresse beaucoup).


Qu’est-ce que l’office Graph ?

C’est l’un des concepts phares de la présentation qu’a réalisé Microsoft le mois dernier à Las Vegas lors de la grande « SharePoint Conference », et qui combine en une seule solution le réseau social, le Cloud et le big data.

Véritable extension de l’Entreprise Graph déjà présent dans le RSE Yammer, « Office graph » est une technologie unique, intégrée à Office 365, fédérant l’ensemble des relations entre les utilisateurs, les groupes, les documents et les conversations. Cette compréhension des interactions dans l’entreprise permettra aux applications de fournir aux utilisateurs les informations pertinentes au bon moment.

La première application concrète de l’office Graph a été présentée au travers d’Oslo, le nom de code d’une application permettent à l’utilisateur de recevoir de manière proactive l’information la plus pertinente sur sa page d’accueil.

Mais c’est aussi une interface puissante pour rechercher des informations spécifiques au travers d’un moteur de recherche très intuitif, combinant l’ensemble des informations issues de la suite Office 365 (Exchange, Lync, SharePoint, Yammer…) par exemple pour retrouver :

- Les PowerPoint qui m’ont été récemment présentés en réunion

- Les conversations du mois dernier avec mes fournisseurs

- Les contenus populaires dans mon équipe ou dans mon entourage proche

C’est en ce sens que l’on parlera d’entreprise Brain, par analogie avec le cerveau, c’est-à-dire considérer l’ensemble des outils de collaboration et de communication comme un réseau neuronal d’acteurs et de services connectés, communiquant via des signaux, et capable d’apprendre de manière autonome.

C’est une avancée majeure qui offre des perspectives multiples et très pertinentes pour les entreprises !

Pour le reste

Je reprends ici le reste de l’interview (ou du moins une partie) pour vous faire plaisir mais en modifiant à peu près tout parce que je l’avais lu avec l’iPhone et une bière pression, une première fois, et je n’y comprenais rien. En italique, les mots ou phrases que je maintiens. En gras, les questions de Presse Citron.


Mes propos n’engagent évidemment ni Presse Citron ni le spécialiste en RSE interrogé.

Notez bien par ailleurs que la personne interviewée est un professionnel des RSE. Ainsi, quand je dis que je ne suis pas d’accord avec lui, c’est à prendre en pensant bien à ce fait mais aussi au fait que mon boulot n’est pas si éloigné… Je suppose que devant une bière, on arriverait à se mettre d’accord.

Que sont les réseaux sociaux d’entreprise (RSE) ? Avez-vous quelques exemples ?

Lisez les réponses chez PC. La personne interviewée n’était pas encore chaude et les réponses ne sont pas claires mais peu importe.

Quels sont les avantages concrets que peuvent retirer les utilisateurs et les organisations ?

Certains avantages seront communs à l’ensemble des entreprises alors que d’autres leur seront spécifiques ou limités à certains métiers.

Par exemple, en habituant les gens à utiliser ces trucs, et en transférant une partie des conversations jusque-là échangées par email, le RSE va contenir tout ce qui concerne l’entreprise, et fournir au travers de son moteur de recherche, une solution à certaines problématiques de capitalisation de la connaissance.

Autres bénéfices induits, le RSE va décloisonner les équipes organisées en silos, et ce faisant, pourra contribuer à une démarche d’innovation collective.

En quoi une stratégie pour les RSE diffère-t-elle d’une stratégie médias sociaux publics ?

Elles sont parfois similaires dans les objectifs, mais généralement radicalement différentes dans les approches.

Pour autant, les retours d’expérience de projets RSE démontrent que certaines tactiques efficaces dans les médias sociaux, ne sont pas transposables dans les RSE. La première raison en est que les effets de masse qui se produisent à l’échelle de millions d’utilisateurs, n’existent souvent pas à l’échelle d’une entreprise. Par ailleurs, les freins à l’engagement sont différents au sein de l’entreprise et de son RSE, et font appel à des comportements psycho-sociaux différents : peur d’être jugé sur l’orthographe, passer pour un flemmard si l’on contribue trop…

Quels conseils donneriez-vous à une entreprise qui débute un projet d’implémentation de RSE ?

Si auparavant, j’étais à peu près d’accord avec l’interviewé, cette fois, je ne le suis plus du tout. Vous n’auriez rien en italique dans la réponse à cette section.

Voila donc mes conseils :

Petit 1 : le RSE doit être la page d’accueil du navigateur de chaque salarié.

Petit 2 : il doit être le point d’entrée de la messagerie (et de l’agenda) et de la GED (archivage des documents). Les trois machins doivent être particulièrement intégrés. Pour la messagerie et le RSE, prendre l’exemple de Google+. Pour la GED, je ne sais pas.

Ainsi, le principal travail de mise en route du RSE sera la reprise de la GED dans le nouveau truc. Ou alors, laissez tomber. A près tout, que chacun se débrouille avec ses documents.

Petit 2bis : s’il pouvait être le point d’entrée de l’application de gestion des congés (par exemple, parce que tout le monde déclare des congés) ou de machins comme cela, ça serait l’idéal.

Petit 3 : n’imposez aucun usage. C’est bien parce qu’on fait ce qu’on veut avec Twitter et Facebook que ça fonctionne très bien. Et en plus, vous n’avez pas la science infuse et risquez de payer des consultants des fortunes. Ils ne s’y connaissent pas plus que vous. Ils sont spécialisés dans la mise en place d’outil, pas dans les réseaux sociaux.

Petit 4 : néanmoins et contrairement au petit 3, imposez l’usage à quelques services qui impliquent tout le monde (la DRH, par exemple, mais pourquoi pas la direction Marketing puisque tout le monde s’intéresse à ce que vend la boite).

Petit 5 : supprimez d’autres applications. Par exemple, interdisez carrément d’alimenter l’ancienne GED.

Petit 6 : faites des trucs très simples à utiliser. La GED, par exemple, pourra être l’équivalent des communautés Google+. L’utilisateur choisit sa communauté puis une catégorie ou deux, colle son document, et n’a plus à se poser de question.

Pourquoi de nombreuses entreprises sont elles concentrées sur la recherche d’un retour sur investissement immédiat ?

Tout simplement car c’est la démarche traditionnelle des projets IT, et en ces temps de crise, la démonstration d’un ROI fiable et rapide est indispensable.

Après tout sur la base de cette logique, quel est le ROI exact de votre messagerie ? Vous n’en savez rien et pourtant rien ne remets en cause sa pertinence…

Ah ben ! Là, je suis parfaitement d’accord. Je vais écourter et changer des bricoles, mais c’est pour la forme mais sans ajouter de fond…

C’est le péché originel de ces projets qui finissent trop souvent par des échecs cuisants. Car à mon sens il est indispensable de considérer le projet RSE non pas comme un projet informatique, mais comme une avancée dans le progrès, une étape incontournable, un changement de fond..

A ce titre, j’ajouterais bien qu’il est important de ne pas le faire gérer par les habituels services ayant la charge de gérer ces machins (sauf au niveau technique, pour l’installation des serveurs, le déploiement,…). La Direction Générale ne doit pas voir la Direction de l’informatique ou celle de l’organisation pour leur dire : « faites moi un RSE. » Mais doit dire : « On va faire un RSE, montrez-moi les produits qui existent sur le marché, présentez leurs avantages et inconvénients, retenez les trois qui semblent les meilleurs, installez les sur des serveurs et montrez moi ça. Insistez sur la capacité à s’intégrer à un système de messagerie et à archiver et partager des documents. » Et une fois, le choix fait, dire : « Bon, vous m’installez ça de manière à ce que ça soit le point d’entrée de la messagerie, c’est un ordre, et vous le mettez comme page d’accueil par défaut pour tout le monde, en ajoutant un lien vers l’intranet. » En gros, hein ! Il ne faut pas laisser des gens dire ce que vous allez faire avec votre RSE. Ce sont les utilisateurs qui décideront. Et ça coûtera beaucoup moins cher ainsi, vous aurez un ROI.

Comment conseillez-vous d’aborder les situations où certains utilisateurs sont dans un premier temps réfractaires à ces nouveaux outils car ils reçoivent déjà beaucoup d’informations ?

Ne pas considérer le RSE comme un outil transverse, qui va simplement être une nouvelle source d’information en plus des autres, mais l’inscrire dans la cartographie des outils impliqués dans les processus métiers. Ah ben là, je ne suis pas du tout d’accord sur la deuxième partie. La messagerie n’est pas dans la cartographie des outils impliqués dans les processus métiers (même si les processus métiers utilisent la messagerie). Quand je dis « pas d’accord », c’est avec la formulation, seulement…

Par exemple pour les équipes RH, un recrutement peut démarrer par l’étude d’un CV dans un vivier, se poursuivre par un compte-rendu d’entretien, puis une conversation dans le RSE jusqu’à la décision finale.

En clair, il est important de constituer le catalogue des cas d’usages du RSE par métier, ce qui valorisera l’outil dans une approche d’efficacité. Ah ben je ne suis pas d’accord non plus, du moins, toujours, avec la formulation. Les métiers, au fur et à mesure, doivent (si nécessaire, possible,…) s’adapter au RSE. Si vous respectez à la lettre le coup du catalogue, vous courrez à votre perte. Si la RH décide de mettre en œuvre un vivier de CV dans le RSE, c’est bien elle qui décide et verra à l’usage comment poursuivre l’utilisation…

Une autre astuce consiste à faire alimenter les flux de conversation du RSE automatiquement par des applications métiers, afin de positionner clairement le RSE comme outil pivot pour les processus de chaque département. Par exemple, l’application RH peut publier le profil des nouvelles embauches, la CRM publier le détail de la dernière opportunité saisie ou du dernier contrat signé. Là, je suis d’accord. Mais attention à la surchauffe. Ca me rappelle le boulot : je ne lis plus les mails envoyés automatiquement alors que je devrais.

Que conseilleriez-vous aux utilisateurs ou aux entreprises qui doutent encore avant de se lancer ?

Avant tout je leur conseillerais de faire une rapide étude dans leur secteur d’activité en matière d’usages des RSE. Mes Clients sont souvent surpris du taux d’équipement en RSE de leurs concurrents, et ne perçoivent qu’à ce moment là l’importance d’intégrer ces solutions dans leurs stratégies.

Et surtout qu’ils n’hésitent pas à entrer en relation avec d’autres entreprises sur le sujet, au travers des nombreux clubs utilisateurs qui existent, afin d’échanger sur les difficultés rencontrées, bénéficier de retours d’expérience, et ainsi définir l’approche la plus pertinente pour eux-mêmes.

Continuons à faire les ânes avec les applications Microsoft

Hé ! T'as vu, à gauche ! Dans le machin de "contacts" liés à Outlook, on peut écrire des conneries sur le mur Facebook des gens.

Hier, j'ai réussi à lier mon compte Outlook à mes comptes Facebook et Google. Du coup, dans les contacts Outlook, je retrouve tous mes contacts y compris les 1000 andouilles de Facebook vu que je me déclare pote avec toute le monde en espérant trouver des lascars qui jouent aux mêmes jeux que moi pour avoir des vie complémentaires.

C'est rigolo, il nous dit aussi d'où il sort les gens, de Facebook, de Google... ou des deux. Je n'ai pas d'illustration. Je ne peux pas passer ma vie à faire des copies d'écrans.

Hé ! T'as vu, à droite ? C'est l'application "calendrier" qui va avec Outlook. Il m'a récupérer les anniversaires de tout le monde. Par exemple, aujourd'hui c'est celui de Dadavidov. Et bientôt, c'est le mien.

C'est rigolo. Quand je fais des billets à propos de Google, ils reçoivent 3 ou 400 visites (sauf quand je suis sérieux que je parle de la politique de ces machins, tout le monde s'en fout). Quand je parle de Microsoft, je ne dépasse pas les 100... C'est le problème de Microsoft : ce n'est pas un truc de geeks alors qu'ils ont de très belles applications online.

Bon anniversaire à Dada.

17 avril 2014

La séduisante suite d'applications online Microsoft

Vous cliquez sur une espèce de flèches en haut à gauche des sites concernés et vous avez accès à un ensemble d’applications Microsoft. Voyez l’illustration. Ca ressemble beaucoup aux nouveaux Windows mais ce n'est pas Windows. J’en ai fait plusieurs billets, aujourd’hui, par que la suite bureautique Office Online a été annoncée très récemment, mais il faut noter que c’est un ensemble séduisant dont dispose maintenant les utilisateurs « Microsoft » avec des applications très bien intégrées, notamment autour de OneDrive, la solution cloud de la maison.

Je rappelle que je suis un grand fan des outils Google mais que je n’ai pas accès à leur cloud et à leurs applications à partir du bureau. Je les connais très peu. Et en plus, je m’en fous. Je passe en moyenne cinq à six heures par jours dans Word, Excel ou Powerpoint (le reste en réunion) : je n’ai pas le courage d’utiliser autre chose pour mes loisirs. J’ai donc Word à la maison. Je ne connais donc pas les dignes descendants de Google Doc…

Par contre, quand je rentre dans le monde Microsoft, je suis toujours agrément surpris.

Autour de leur système de messagerie, on trouve l’éternelle application de calendrier, celle de gestion des documents (dans le cloud), la trilogie bureautique (Word, Excel et Powerpoint Online), depuis peu, ainsi qu’une application de prise de note qui me semble très bien. Le tout est utilisable également sur smartphones et tablettes (vive le cloud), le tout étant parfaitement articulé. Quand il n’est pas chez lui, un utilisateur peut accéder à distance à des fichiers sur son PC.

Les solutions sont compatibles avec les outils traditionnels de Microsoft, dorénavant articulés autour d’Office 365. Vas-y que je te stocke ça dans le cloud et que je te le récupère sur un PC avec un navigateur, une tablette ou un smartphone.

Les outils lourds comme Office 365 restent indispensables en entreprise, à ce jour. Il n’empêche que la possibilité d’utiliser occasionnellement autre chose est parfaite !

L’utilisation de OneDrive, pour gérer les fichiers, est réellement intuitive. En deux clics, vous téléchargez un document de votre PC, vous en créez un nouveau avec une application « office online », vous créez un carnet de notes, vous chatter (avec des collègues, hein !), vous gérez vos fichier, vous accédez à votre messagerie (c’est dommage qu’il n’y ait pas un machin qui affiche le nombre de messages non lus automatiquement, il faut afficher le menu pour le voir),… OneDrive est un vrai bureau. C’est plus qu’un machin de partage ou de stockage en ligne.

Le jour où les employeurs auront confiance dans le cloud, les conditions de travail auront fait un grand progrès !

L'étude sur l'usage d'internet au bureau est-elle bidon ?

Elle tourne dans les réseaux sociaux. Google est votre ami pour la retrouver. C'est bien une question que je pose dans le titre pas une affirmation. Mais, d'une part, les résultats me semblent pour le moins étranges et, d'autre part, la société qui a sorti le communiqué de presse est spécialisée dans la vente d'outils de filtrage des accès à internet pour les entreprises.

Des résultats étranges ?

Vous avez déjà vu une liste de sites les plus consultés sans Google ? Vous pensez réellement que les gens peuvent regarder des vidéos avec du son au bureau ? Vous croyez que Blogger est vraiment utilisé par beaucoup d'employés ?

Vous ne trouvez pas louche de voir dans cette liste des sites d'accès aux réseaux sociaux et de visionnage de Vidéo alors que la plupart des grosses entreprises, là où les employés ont le temps d'aller sur Internet, ont déjà des outils de filtrage ?

Et cela ne vous intrigue pas de ne pas trouver Boursorama ?

Et j'ajouterais qu'il est étrange ne pas voir de sites homosexuels (qui ont été les plus consultés dans certaines entreprises il y a quelques années, maintenant je ne sais pas) ?

Vous ne pensez pas qu'il manque Gmail ou Outlook, par exemple ?

N.B. : ils précisent qu'ils n'ont pas inclus les moteurs de recherche. C'est étrange... Mais il est précisé dans l'étude complète (pas le communiqué) que le mail est exclu du champ de l'étude. Je ne vois pas pourquoi.

Un texte d'accompagnement incroyable ?

La deuxième affirmation, par exemple, indique le pourcentage du temps passé pour des raisons personnelles : 56%. Je ne vois pas comment mon employeur peut savoir si ce que je fais sur internet est à usage personnel ou professionnel. Si 44% du temps est passé pour un usage professionnel, comment cette liste de sites peut arriver en tête ?

Il est aussi indiqué qu'un employé passe 1h48 par jour en moyenne sur internet. Cela ne veut rien dire. Mon navigateur est ouvert en permanence, souvent plus de 10 heures par jour, parce que mon Gmail est ouvert.

L'étude complète donne des précisions sur la méthodologie employée qui vont à l'encontre de certaines de mes affirmations, c'est pour cela que je conserve un doute.

Des conclusions à vérifier ?

Le but de l'étude est de prouver que l'usage d'internet à des fins privées coûte cher à des entreprises. Ils font donc un gros calcul. Par exemple, cela représente une heure par jour. Donc un type qui doit bosser 7 heures, n'en fait que six. Il y a donc une heure de perte.

Mais le temps réellement pris en compte est le nombre d'heures théorique alors qu'il faudrait prendre en compte le nombre d'heures réel. Si un type arrive à 9 heures et part à 18 heures et fait une heure de pause déjeuner, il peut passer une heure sur internet, ça lui fait encore 7 heures de travail par jour.

Enfin, je rédige mes billets de blogs avec Word. Pour publier un tel billet, ma connexion n'aura duré qu'une minute ou deux. La rédaction aura pris 35 minutes. Je fais mes revues de blogs avec l'iPhone (pour pouvoir RT les billets), sauf pour ceux que je commente fréquemment. Ainsi, mon temps d'internet n'est pas comptabilisé. 

Il est impossible de savoir ce que font réellement les employés : tout ce que peut savoir l'employeur, c'est ce qu'ils produisent. Par exemple, il m'arrive fréquemment de bosser dans le métro, avec l'iPhone. Qu'est-ce qu'une mesure comme celle de l'étude peut savoir du temps que je perds à ne pas travailler ?

Microsoft OneNote Online

Toujours en testant Office Online, j'ai découvert l'existence de OneNote Online.

A noter que juste après, j'ai découvert que "Microsoft OneNote", anciennement "Microsoft Office One Note", existe depuis plus de 10 ans ce qui ne fait pas de moi un blogueur geek spécialement performant.

C'est une application de prise de notes. Les notes (qui peuvent contenir un tas de trucs comme des copies d'écran) sont identifiées par un titre et sont appelées "pages". Elles sont organisées par "sections".

Z'avez qu'à tester vous-mêmes. Il n'y a pas grand chose à dire à part que cela semble très pratique. C'est dommage que ça ne soit pas dans les suites bureautiques que nous avons au bureau. Mais là, c'est on line et c'est drôlement bien, les notes sont dans le cloud.

L'application pour iPhone est gratuite.

Il n'y a pas grand chose à dire, disais-je, mais comme je découvre ce truc aujourd'hui il est probable que des lecteurs encore plus ringards que moi ne connaissent pas l'existence de ce machin.

Chat Microsoft Google Facebook

Une fois n'est pas coutume : je laisse à mes lecteurs la lourde tâche de remettre mon titre dans l'ordre. Toujours est-il qu'en testant Office Online pour mon dernier billet, j'ai découvert qu'on pouvait "chatter" avec des potes. Ca fonctionne aussi avec Outlook et OneDrive.

Mais je n'ai pas pu tester : je n'utilise jamais mon compte Microsoft (mon compte chez Outlook, en fait) pour communiquer avec des gens. Du coup, je n'ai pas de potes.

Alors j'ai cliqué sur des trucs au hasard et j'ai réussi à connecter mon compte Facebook (en principe cela fonctionne aussi avec les contacts Google).

Du coup, j'ai pu chatter avec des potes sur leurs comptes Facebook en passant par Outlook. Les conversations sont bien dans Facebook : je l'ai retrouvé avec l'application Messenger de l'iPhone.

A quoi ça sert, me demanderez-vous ? J'y reviendrai dans un prochain billet, si je pense (je n'avais rien glandé dans ce blog depuis une semaine mais avec les vacances scolaires, on est moins agités au bureau et je ne passe plus 9 heures par jour à faire des documents, mails, réunions,... pour le boulot).

A moi, ça ne servira à rien : j'ai horreur du "chat".

Dans un premier temps, pensez à ceux dont l'entreprise bloque l'accès Facebook et qui n'ont pas de smartphone...

Microsoft Office Online : c'est gratuit et c'est maintenant

L'instant est magique. Je suis au comptoir à attendre mon plat. Je sors l'iPhone, ouvre l'application Office et commence à rédiger mon billet de blog. Arrivé au bureau, je récupèrerai le texte dans Word Online et le publierai dans mon blog geek.  
Microsoft a bouclé la boucle. Office Online vient de sortie et est gratuit.  Et j'ai testé pour vous.  

Je dois reconnaître que je ne comprends pas tout à la stratégie de Microsoft mais ce n'est pas très grave. Il y a quelques temps, j'annonçais la sortir des applications offices gratuites pour iPhone et des applications payantes pour iPad. Il faut un compte Office 365 pour les utiliser. La version online est gratuite. Par rapport à la version normale, elle est légèrement limitée. Par exemple, il n'y pas le machin pour vérifier la grammaire.  
Tout cela n'est pas révolutionnaire. Google propose l'équivalent depuis longtemps. Mais Microsoft, le géant de la bureautique, se met enfin à niveau.  

Et c'est du bon boulot. Les concurrents pourraient avoir du mal vu qu'Office est très présents en entreprise. En résumé de mes essais : Office Online ne remplacera Office traditionnel ou 365 mais c'est un très bon outil pour un usage non professionnel.  

Tout s'articule autour de Microsoft OneDrive, le service de "cloud" de la maison (stockage en ligne de documents et partage). Vous allez sur votre compte, vous cliquez sur des machins faits pour ça et vous créez votre document.  

J'ai testé avec Excel Online et Word online. Je ne suis pas trop à l'aise car je suis habitué à Office 2003 et toute la logique des menus change. En outre, j'utilise beaucoup les raccourcis clavier qui ne fonctionne pas nécessairement. J'ai trouvé deux bugs légers. 

Je les cite pour faire joli : 
  • Le premier : les sauts de paragraphes faits avec Word 2003 sont convertis en sauts de ligne, 
  • Le deuxième : regardez la copie d'écran. A partir du paragraphe où il y a un lien, ci-dessus, la langue passe à "anglais" ce qui fait que correcteur orthographique trouve des fautes. Ca s'est produit au moment où j'ai mis le lien. 
Ainsi, rien de bien méchant. Il y a des trucs bien : 
  • pour commencer la présente ligne, je saisis un tiret et il me met automatiquement la section sous forme de "point", 
  • le clic droit (dans les applications web, il m'étonne toujours), 
  • ce que je disais dans mon précédent billet : la possibilité, du fait du stockage dans le cloud, d'intégrer un document dans un site web avec un petit scripts. 
Voilà... C'est très bien ! Dépêchez vous d'utiliser...

N.B. : au moment de la publication, je me rends compte qu'après "copié collé" dans Blogger, le code HTML est encore plus pourri qu'avec Word 2003. Et l'interlignage n'est pas respecté. Par contre, la mise en forme des listes est OK alors qu'elle était aléatoire...