24 juillet 2016

Pokemon Go : l'incompétence généralisée

Ces lascars font du buzz, retardent la sortie en France pur provoquer l'attente et leurs serveurs sont visiblement plantés. Des nuls. 


09 juillet 2016

La décision actée

Notre doux métier d'informaticien est semé de réunions, que l'on appelle Groupe de Travail, Workshop, Task force, Comité de suivi, Comité projet, Comité de coordination, Comité de pilotage et j'en passe, en ayant déjà fait des billets pour rigoler de cette multiplication des prétextes pour mettre autour d'une table des gens qui se croient importants et pour cette hiérarchie des centres de décisions. On entendra par exemple souvent : « le Groupe de travail a escaladé auprès du Comité de Pilotage », ce qui veut dire que « les imbéciles ayant participé à la réunion ont été incapables de se mettre d'accord et ont donc décidé d'en référer à l'échelon supérieur. »

Tout cela est bien drôle. Imaginons que l'on soit une dizaine autour d'une table, les neuf autres adoptent une position mais je suis contre. Ils vont donc dire que la décision a été prise à la majorité, ce qui n'est pas nécessairement vrai. Par exemple, si mon refus est motivé par des raisons fortes, comme le fait qu'on n'a pas de budget pour travailler sur un sujet, je peux volontiers m'asseoir dessus. Je ne le fais pas à chaque fois, pour ne pas passer pour un peine-à-jouir et, quand je le fais, je le fais assez discrêtement pour ne pas aboutir à la sacro-sainte escalade. J'arrive donc subtilement à refuser toute décision qui n'ait pas été validée par ma hiérarchie (ben oui, je suis payé pour faire ce qu'elle me dit de faire, pas pour faire ce qu'un Comité machin dit qu'il faut que je fasse).

Alors, à la réunion suivante, il y a toujours un guignol qui me critique et dit « ah ! Mais ça a été acté par le GT ». L'emploi du verbe « acter » est généralement une faute de français, d'autant plus inexcusable que ce terme n'est pas beau. Les mots ont un sens et Google est ton ami. « Acter » revient à prendre note, par écrit, une décision sur un acte. Et, toujours en français, un acte n'est pas n'importe quoi et n'est en aucun cas une décision prise par un groupe d'andouilles.

Dans une entreprise, il y a toujours des « échelons supérieurs » qui peuvent annuler les décisions des clampins et je sais assez bien en jouer même si je ne gagne pas à chaque fois, notamment quand le jeu n'en vaut pas la chandelle, mais à partir du moment où je suis à une réunion sans mes supérieurs hiérarchiques directs, je ne prends jamais « acte » de la parole de cette réunion, non pas parce que je refuse le consensus mais parce que les décisions consistent généralement à donner du travail supplémentaire à quelqu'un, donc à générer des charges et du retard dans les projets.

Cela étant, il me faut bien répondre quand, à la réunion suivante, un lascar (ou une gonzesse, d'ailleurs, cette locution me paraissant plus employée par des femmes pour des raisons que je n'exprimerai pas pour ne pas passer pour un odieux machiste) sort : « oui, mais cela a été acté. »

Tout d'abord, à la réception du compte rendu indiquant cette décision, s'il y en a un, il faut répondre : « ben oui, mais représentant la société machin, je n'étais pas d'accord. » Il y a d'ailleurs de moins en moins de comptes rendus de réunion formels parce qu'ils peuvent être cassés par une simple phrase. Faire semblant « d'acter » des décisions va à l'encontre du consensus ce qui fait souvent passer les rédacteurs pour des trous du cul et donner de l'importance à la négation des écrits.

Alors quand un type me dit « ça a été acté », je réponds : « non, tout le monde était d'accord avec un point sauf mois et comme personne n'a escaladé auprès d'un échelon supérieur (et que j'ai temporisé), on ne peut pas considérer qu'une décision a été prise. » Ne rigolez pas. Le fonctionnement en entreprise, dans le cadre des projets, ne peut pas être considéré comme démocratique. Il n'y a pas des individus qui votent pour prendre des décisions mais qui expriment un point de vue. S'il est accepté par tous, il est soumis à la hiérarchie et généralement accepté mais cette hiérarchie a également des chefs, eux-même avec d'autres chefs et le tout jusqu'à un décideur suprème, souvent bien loin des projets en question. On s'attachera à ne pas « escalader trop haut » pour ne pas déranger le Conseil d'Administration avec des bêtises mais le fait est que n'importe quelle décision peut être cassée.

Mais les sous-fiffres aiment bien expliquer qu'ils ont pris des décisions, qu'ils ont eu le dernier mot, souvent parce qu'ils en ont besoin dans leur carrière professionnelle, non pas pour dire qu'ils ont pris la bonne décision mais pour convaincre qu'ils gèrent les projets correctement. Ils n'ont pas compris le processus décisionnel dans une entreprise. Si ma boite me laisse la représenter, c'est bien pour que ma hiérarchie puisse me donner tort si je raconte des bêtises et pour pouvoir se donner le temps de la réflexion.

Toujours est-il que le mot « acter » est extrêmement fort. A la limite, seul un notaire ou un type avec du poil dans les horaires peut acter en modifiant un document validé, un contrat,... ce qui n'est jamais très simple, surtout en entreprise, où le contrat a été signé avant le lancement du projet. Un groupe de travail ne peut pas prendre acte d'une modification du contrat.

Dans un prochain billet, nous étudierons le mot « escalader ». Très pratique quand on n'est pas d'accord. Toujours le même lascar va faire un constat d'échec : « on n'est pas d'accord, on va escalader ». Et moi : « heu, ça servira à quoi, c'est nous qui connaissons les aspects techniques du dossier, si on fait chier nos chefs avec cela, ils ne vont pas apprécier, d'autant qu'ils seront presque obligés, eux-mêmes, d'escalader au niveau au-dessus. C'est bien à nous de prendre la décision. » « Ah mais tu es le seul opposé aux autres, c'est de ta faute si on escalade ! ». « Ben non, la responsabilité est collective, vous me faites changer les termes d'un contrat et vous allez perdre. »

Ce qui nécessite d'être sûr de soi.

01 juillet 2016

L'insomnie geek

Cette nuit, je me suis réveillé (l'envie de pisser, probablement). J'ai voulu regarder l'heure (après la miction de rigueur). Horreur ! Mon iPhone n'était pas au bout de son cable. Je le cherche et je ne trouve pas. Je ne panique pas. J'étais rentré avec et avait continué à surfer avec en dînant. J'avais dû le poser dans un coin. J'ai donc essayé de regarder l'heure sur l'iPad mais la batterie était à plat. Je l'ai branché pour le recharger (c'est vieil iPad, je ne l'utilise plus trop sauf quand la batterie de l'iPhone est HS, ce qui arrive seulement quand je vais en Bretagne, les bistros fermant plus tard qu'à Paris).  

C'est alors que je me suis rendu compte que je n'avais aucune solution pour avoir l'heure à la maison sans ces deux appareils. C'est ballot. 

J'ai donc amplifié mes fouilles et n'ai rien trouvé? J'ai défait mon lit au cas où une légère ébriété m'ait poussé à faire des conneries. J'ai défait le lit et retourné le matelas. Rien. Je flippais. Si le cable était sorti, c'était la preuve que j'avais mis le machin en charge, près de mon lit (le cable était à son pied). J'étais devenu fou ? 

Dépité, je regarde l'heure sur l'iPad enfin rechargé. 5h. Je me recouche dépité. J'avais bel et bien perdu mon iPhone dans l'appartement. Comme je n'ai plus de téléphone fixe, je ne pouvais même pas l'appeler. 

Je me recouche, donc, et je sens un truc dur sous mon traversin. C'était l'iPhone. Tout va bien. 

Mais vous serez priés de m'expliquer comment j'ai pu retourner le matelas, donc changé l'alèse de sens et profité pour changer le drap de dessous, donc la housse de couette et la taie de traversin et retrouver l'iPhone sur le lit après. 

J'ai trouvé la solution ensuite. A vous de jouer. 

14 juin 2016

Adieu mes noms de domaines !

Jegoun.net, Aubistrogeek.com, aubistro.com, macomete.com, lefuroscope.com, Nicolasjegou.com... On trouvera autre chose. 

Toujours est-il qu'il y a un an ou deux, Google a changé le fonctionnement de Google Apps, qui nous permettait d'acquérir des noms de domaine pour 10 euros par ans. Tous les services sont devenus payants. 

Entre temps, la carte bancaire que j'utilisais est arrivée à expiration et les paiements sont refusés. Comme je n'arrive plus vraiment à me connecter à mon compte administrateur de Google Apps, je n'arrive plus à entrer les machins de ma nouvelle carte. Ou alors, il faudrait que je paie une fortune. 

Tant pis. Une page va se tourner. Au bout de 10 ans, c'est la routine. Au pire, je vais créer ecoutemesconneriesducomptoir.com. 

05 juin 2016

Luttons juste conte Google


Je veux bien approuver ce titre d'une dépêche mais que veut dire ce mot "juste" ? Bonne question. Je suis allé acheter un pantalon. J'ai essayé le 52. Il était un peu juste (c'est même pas vrai : je ne suis gros qu'en dessus de la ceinture, je rentre très bien dans un 48, mais la question n'est pas là ; j'essaie donc le 50 qui est juste un peu trop grand). 

Des millions d'heures juste volées. Je reste perplexe. 

02 juin 2016

Les cons de Facebook


Je suis tombé sur ce post dans Facebook. Il y a des cons qui s'imaginent que Facebook deviendra payant et s'unir y a des moyens d'y échapper. 

Si FB me fait payer le moindre euro, je quitte le machin et ils le savent. Comme pour tout le monde. On ira chez Google+ et le côté farce m'amuse déjà. 

27 mai 2016

La conne @clobala2


Je n'ai plus le temps de bloguer mais je ne voudrais pas oublier d'épingler une vraie conne. Je vous invite à lire son tweet et je vais vous donner deux informations. J'ai bloqué Zgur parce qu'il commençait à insulter tous les types pas d'accord avec lui. C'est dommage. Il était sympathique. J'ai bloqué lesechosmachins parce qu'il m'avait bloqué. Un truc de cour d'école. 

Néanmoins, j'invite la connasse à se demander comment je peux être tout seul dans les réseaux sociaux avec quelques dizaines de centaines d'abonnés. Mais la vraie question n'est pas là. Elle n'est pas non plus de constater que c'est une trop du cul. 

Je présente mes excuses. J'ai mis du temps à répondre mais j'étais avec des potes. Cette imbécile est seule devant son ordinateur et elle me reproche d'être seul. Elle lâche sa bave dans les réseaux sociaux alors qu'elle n'a plus personne à qui parler. Et pense que les autres sont seuls. 

C'est bien triste. 

Je propose que nous lancions une pétition 2.0 pour qu'elle puisse avoir des amis. 

On est bien partis, elle a 900 abonnés et elle est abonnée à Gauche de Combat, notre conscience morale à tous, sauf ceux qui ont un travail. 

PS : merde. Avec la légère ébriété qui me caractérise occasionnellement, je le suis trompé de blog. 

13 mai 2016

Maintenance informatique personnelle - phase 1

L'ordinateur de ma mère étant très lent car vieux (encore sous Vista !) et donnant des signes de faiblesse, j'ai décidé de venir avec le mien pour comparer deux ou trois bricoles et faire des sauvegardes du sien, ayant une confiance moyenne dans son disque du externe.

En plus, depuis que je ne blogue plus trop, le mien ne sert à rien (tout comme ma tablette), je vais peut-être le laisser ici (tout comme ma tablette). Ou pas. 

Toujours est-il que mon PC est un petit machin blanc et qu'il passe sa vie sur la table du salon (il a près de deux ans), là où je mange, prend le café,... Il était dégueulasse, vraiment. La première chose que j'ai faite est donc de le laver. Vous me diriez que j'aurais pu le faire chez moi mais, à force de le voir, je ne l'imaginais pas aussi sale. C'est quand je l'ai sorti de la sacoche que j'ai remarqué qu'il était plein de taches diverses, de sauce tomate incrustée,... Quand j'ai ouvert le portable, j'ai vu que le clavier était dans le même état. Ben, oui, la fourchette dans la main droite tout en surfant de la gauche, ça n'aide pas...

Je l'ai éteint, débranché et j'ai essayé de le nettoyer avec un chiffon légèrement humide. Rien à faire. Il a fallu que j'y aille au liquide vaisselle et à l'eau (très peu, hein !) chaude... Je me demande si je suis le premier à faire cela en connaissant les risques.

Pour la phase 2, vous me direz comment je peux connecter mon PC et celui de ma mère par le Wifi. C'est l'objet de ce billet, en fait. Le reste n'était qu'un préambule.

22 avril 2016

Trop de CC tue

Avec un collègue, on s'est livrés à une expérience scientifique de très grand sérieux. On a passé en revue tous nos contacts professionnels qui ne travaillent pas dans les mêmes locaux que nous, sélectionnés d'un côté ceux qui nous semblent les plus fainéants et de l'autre ceux qui paraissent très efficaces. Les fainéants efficaces ont été éliminés. Le résultat est clair et net : les fainéants mettent plus de destinataires en copie de leurs mails.

Vous me direz que cela n'a aucun intérêt vu que je connaissais le résultat à l'avance. Les raisons sont simples, inconsciemment ou non, ceux qui produisent moins de travail mettent plus de monde au courant de ce qu'ils font pour démontrer qu'ils sont utiles. Or, ils sont repérés assez rapidement, leur entêtement est donc inutile.

Attention, hein !, ne jugez pas trop rapidement et ne confondez pas, d'une part, avec ceux qui font répondre à tout et, d'autre part, avec ceux qui envoient beaucoup de mails. Il s'agit uniquement du nombre de personnes qui sont mises par les individus en copie des informations.

L'inconvénient de mettre trop de monde en copie n'est pas que de passer pour un fainéant qui veut démontrer qu'il est utile mais que de passer pour un imbécile pas efficace du tout et de surcharger les contacts d'une lecture totalement inutile. Et recevoir trop de mails a beaucoup d'inconvénients, comme celui de louper des trucs importants.

Pourquoi cette expérience, alors ? Parce que mon collègue, qui est très efficace, faisait l'erreur de mettre plein de gens en copie, alors je lui ai envoyé un mail pour lui dire d'arrêter mais pour ne pas le froisser, j'ai eu une formule un peu humoristique, du genre « Ce n'est pas la peine de mettre la chef et moi en copie, on sait que tu bosses, c'est pour cela qu'on te paye et qu'on renouvelle tes missions, y compris dans des domaines où tu n'as pas nécessairement toutes les compétences requises. » Il a fait son introspection et est venu me voir, après. Je lui ai montré le mail en question avec tous les destinataires. Seuls deux étaient utiles : un fournisseur (et son chef au cas où le lascar tombe malade). On était une quinzaine.

Je lui ai parlé des inconvénients et tout ça : tu nous fait perdre du temps et tu passes pour un chieur. Il a compris.

C'est alors que je lui dit : « tu connais machin. Qu'est-ce que tu en penses ? » Il n'osait pas me le dire mais on s'est mis d'accord sur le fait que c'était un fainéant qui se fait mousser. J'ai regardé un de ses mails au hasard. Des dizaines de destinataires. Et j'ai pris un type très bon. Je n'ai jamais reçu un mail de sa part, sauf quand il fait « répondre à un des miens. » Alors on a pris dix types suspects au chacun et on a fait l'expérience : cela marche quasiment à tous les coups.

Alors j'ai dit au collègue : tu vois la réputation que tu te donnes ?


16 avril 2016

08 99

N'appelez jamais un numéro qui commence par 08 99, voire 08 tout court si vous ne connaissez pas le destinataire. 

L'autre jour, je reçois un appel d'un numéro en 01. Je décroche. La dame au bout du fil me dit : "salut, c'est ok pour le truc, tu peux me rappeler, je n'ai plus de forfait."

Je rappelle croyant avoir eu une copine avec des problèmes. Je tombe sur un répondeur qui me dit : "j'ai changé de numéro, merci de m'appeler au 08 99..."  

Arg. J'ai compris immédiatement. Mais, plus récemment, j'ai reçu un appel du même type ; une gonzesse qui parle vite, sans laisser la possibilité de l'interrompre et qui finit par : tu peux me rappeler, je n'ai plus de forfait ? Toujours la même séquence : la personne parle vite et vous empêche de répondre, avec une voix "affective" qui vous fait penser que c'est une amie puis raccroche après vous avoir suggéré de rappeler. Vous avez honte de ne pas avoir compris le nom et ne pas avoir reconnu la voix. 

Donc vous appelez.