01 juillet 2015

L'open data et sa tarification pour les nuls (dont moi)

Le gouvernement encourage « l’open data », c’est-à-dire, pour résumer, la mise à disposition des données « gouvernementales » en accès livre sur le web. On trouvera ici, par exemple, le prix du carburant pour l’ensemble des stations-services de France (qui sont obligées de déclarer chaque changement à la préfecture).

L’accès au site pour les particuliers est totalement gratuit mais il peut être payant dans certains cas, expliqués dans les conditions générales d’utilisation (pdf).

Imaginons une société de transport qui veut utiliser les données pour conseiller des stations à ses chauffeurs pour faire des économies, il lui en coûtera 5000 euros par an.

Par contre, si une startup veut faire gagner de l’argent avec une application grand public pour smartphone utilisant ces données (par exemple en fournissant les stations les moins chères en fonction de la géolocalisation), elle devra s’acquitter d’une licence annuelle de 38 500 euros.

Une fois le contrat signé avec Bercy, l’entreprise pourra se connecter automatiquement à un site web pour récupérer un fichier XML avec les tarifs de toutes les stations. C’est beau, non ? Enfin si j’ai bien compris les CGU.

Ainsi, on voit certains zozos, notamment au restaurant, critiquer les ayatollahs de l’open data qui voudraient un accès gratuit pour tout le monde ce qui coûte la peau des fesses.

Ben non, l’open data n’est pas nécessairement un accès libre et gratuit à toutes les informations du gouvernement.

Il faut le savoir.

Je recopie ici une partie de la page Wikipedia au sujet de l’open data en France :
« Selon la fondation Sunlight, dans le cas des données publiques, elles sont "ouvertes" si elles répondent aux dix critères suivants ; ces données doivent être :
  1. 1.       complètes (après un certain temps de délai légal, il n'y a pas en théorie de données à caractère privé (le nom des fonctionnaires) ni de données sous couvert du secret qui n'ont pas de raison d'être rendues publiques) ;
  2. 2.       primaires ;
  3. 3.       fraîches ;
  4. 4.       accessibles électroniquement ;
  5. 5.       lisibles par une machine ;
  6. 6.       accessibles sans discrimination (et donc publiées dans un format de publication « non-propriétaire ») ;
  7. 7.       respectant les standards ouverts ;
  8. 8.       disponibles sous une licence claire (et répondant aux deux conditions suivantes) ;
  9. 9.       accessibles de façon pérenne ;
  10. 10.   gratuite (pour les particuliers et les entreprises, car produites par des services publics). »


Soit cette dernière condition est fausse soit les données que j’ai prises en exemples ne sont pas « open » mais nous sommes dans un cas particulier : outre que le site n’est pas www.data.gouv.fr, les données sont mises à jour à au quotidien par les préfectures et ont donc un coût élevé de maintenance.


22 juin 2015

Ces connards de chez LinkedIn !

Je pèse mes mots. Ils méritent des centaines de baffes. Récemment, j'ai voulu chercher des contacts et j'ai accordé le droit à l'application LinkedIn d'accéder à l'ensemble des contacts de mon iPhone. 

Je concède avoir fait une erreur mais je ne savais pas que tous mes contacts (des milliers à cause des blogs, des listes de diffusion,...) allaient recevoir une invitation. 

Y compris moi, d'ailleurs, sur l'adresse mail de ma boîte, cette de la filiale où je bosse, celle chez Outlook, celle chez Apple, celle correspondant à ma page Google+ et probablement celles de toutes les boîtes que j'ai testées,...

Aujourd'hui, je reçois une demande de mise en contact d'une bonne amie (Ilympe).  Je vais dans l'application et elle en a profité pour envoyer un rappel À TOUS MES CONTACTS. 

Bande de crétins. Dans une entreprise normale, le PDG serait viré pour faute grave. Le directeur informatique serait exécuté sur le champ. 

N.B. : j'ai évidemment viré les autorisations sur mon iPhone à l'instant.  

18 juin 2015

La qualification des incidents informatiques

Transformation numérique ou pas, n'oublions pas que la validation (l'homologation) des applications est un des principaux aspects des projets informatiques alors que beaucoup ne considère pas cela comme une tâche noble. Les développeurs et les architectes techniques ou ingénieurs systèmes sont égocentriques et dénigrent les autres, notamment les lascars comme moi qui font du transverses et de l'avant projet, et les homologateurs. 

Pourtant, l'homologation est essentielle. Outre le fait que c'est elle qui permet de donner le top à la diffusion d'un logiciel sans dommage pour les utilisateurs donc l'entreprise (elle intéresse beaucoup les dirigeants que le reste...), c'est avec elle qu'on mettra en confrontation les différentes applications du Système d'Information. 

Cela étant, les homogateurs ne sont pas parfaits. Ils appliquent des "procédures systématiques" sans trop comprendre ce qu'ils font. 

Prenons un exemple : les homologateurs de l'Apple Store doivent s'assurer que les applications ne font pas de mal aux gens qui vont la télécharger, donc aux smartphones et à l'image du produit et de la marque. Si vous faites une application pour noter les brasseries parisienne, l'homologation ne saura pas ce qu'est une brasserie et ne connaîtra pas les serveurs informatiques (pas des brasseries...) concernées par votre appli. Il applique son protocole de tests. 

Dans la vraie vie, c'est pareil. Du moins dans l'informatique en entreprise.  Récemment, j'ai eu des problèmes en traitant un incident signalé par un homologateur qui est arrivé dans ma boîte mail par erreur (en principe, j'interviens uniquement dans les cas désespérés). Alors j'ai fait un sondage sur une cinquantaine d'incidents : la plupart sont très mal rédigés et très mal qualifiés. 

Outre son titre, l'incident a trois "atteints essentiels" : 
- sa description,
- sa gravité,
- son urgence. 

Prenons un exemple dans la vraie vraie vie : un type qui doit vérifier si les ascenseur d'un immeuble fonctionne. 

Première bug détecté : l'ascenseur ne s'arrête pas toujours au bon étage. L'incident est gênant mais rigolo. Sa résolution est urgente parce que les utilisateurs vont gueuler. L'homologateur va qualifier l'incident de bloquant (parce que l'ascenseur ne répond pas à ce pour ce qu'il est conçu) mais pas urgent (l'utilisateur peut toujours changer d'étage). Il a tout faux : l'incident n'est pas bloquant (l'utilisateur peut toujours changer d'usage) mais urgent (la société l'ayant installé va se retrouver avec des indemnités à payer). 

La différence entre la gravité (peut-on continuer avec le produit ?) et l'urgence (faut-il une réparation immédiate ?) est très difficile à faire. 

Deuxième exemple : l'homologateur assiste à cent utilisations de l'ascenseur. Au centième, le hasard, l'ascenseur se bloque avec un type dedans. Je vous laisse définir la gravité et l'urgence et vous présente ma réponse : bah ! Ça arrive à tout ascenseur de se bloquer et c'est l'occasion de vérifier que les procédures de sécurité fonctionnent... Donc l'incident n'est pas grave (tout asceur peut tomber en panne) et la résolution n'est pas urgente (pour la même raison). Mais...

Outre le fait qu'un type soit coincé dans le machin et qu'il fait le libérer en urgence (mais nous sommes hors "problématique" de l'homologation), l'homologateur ne peut plus poursuivre ses tests. Pour lui, c'est bloquant. Il ne peut plus faire son boulot. L'homologation est bloquée. 

Troisième urgence : l'ascenseur d'une maison de retraite tombe en panne deux fois par semaine sans que personne ne soit coincé. L'incident est bloquant : l'ascenseur ne remplit pas ses fonctions et les petits vieux ne peuvent pas descendre au réfectoire. Et l'urgence ? Cela dépend si l'établissement a un deuxième ascenseur. Dans ce cas, il n'y pas d'urgence (à part le fait que les réparations coûtent de l'oseille). Par contre, si c'est l'unique ascenseur d'un lycée qui a ce problème. Ce n'est pas bloquant. Les gamins peuvent aller en cours. Par contre, c'est urgent : les PMR (traduire par "handicapés") ne peuvent pas y aller facilement. Ainsi la qualification d'un incident dépend des circonstances. 

C'est un peu ce qui motive mon billet. Un homologateur a signalé un incident comme étant gênant, aujourd'hui, presque fier de lui pour nous mettre en défaut, en ne tenant pas compte des circonstances. Il n'est même pas urgent. Par contre, si on l'avait constaté en septembre, il serait devenu à la fois bloquant (on ne peut pas déployer l'application) et urgent (le blocage nous empêche de passer à la phase suivante du projet). Ainsi, un incident qui peut être qualifié de mineur aujourd'hui (sa correction est simple) et "pas urgent" (on peut attendre septembre) peut changer de statuts au cours du cycle de vie d'une application. 

Mais c'est surtout la façon dont l'homologateur va rédiger son incident qui motive ce billet. 

Changeons de vraie vie. Notre homologateur change de métier et doit vérifier que la température de la bière dans les bistros aux lumières d'un brasseur (mettons Kronembourg). Dans un, il constate que la bière est trop chaude. Notons que l'incident est mineur : il suffit de régler le thermostat (mais pourrait devenir grave si le système de réfrigération est HS). Il est urgent : les clients ne sont pas satisfaits. 

L'homologateur va donc rédiger une fiche d'incident. Vous et moi écriverions : "la bière est trop chaude, ça fait chier". 

L'homologateur écrira :
"Thermomètre introduit dans le verre.
Résultat attendu : entre 4 et 8 degrés.
Résultat obtenu : 9 degrés". 

Le lecteur doit donc relire deux fois pour comprendre que la bière est trop chaude. 

Ne rigolez pas, c'est ainsi. J'ai étudié des dizaines de fiches aujourd'hui pour tester. 

Et en plus, l'homologateur a besoin d'un thermomètre pour savoir si une bière est à la bonne température et n'a pas le droit de consommer le produit. 

09 juin 2015

Quand Microsoft envoie chier Facebook

Big Data et Digital Washing (et foot et bière)

C’est à reculons que je suis allé à une réunion professionnelle, ce matin. On nous a présenté des statistiques complètes sur le fonctionnement de nos machines. Je connaissais les chiffres mais j’ai eu la surprise de voir que j’étais le seul dans le cas, parmi les collègues. J’ai éclaté de rire quand la personne a expliqué que les travaux ont pu être réalisés grâce au « big data », sujet éminent connu de sa société. Les participants m’ont regardé bizarrement mais je ne pouvais pas leur expliquer la cause de mon hilarité : je tenais un billet de blog au sujet du Digital Washing.


Evoquer le Big Data est du Digital Washing.

Voilà le début de la définition aimablement fournie par Wikipedia : « Les big data, littéralement les « grosses données », ou mégadonnées, parfois appelées données massives, désignent des ensembles de données qui deviennent tellement volumineux qu'ils en deviennent difficiles à travailler avec des outils classiques de gestion de base de données ou de gestion de l'information. »

Je suis d’accord avec cette définition mais la personne qui m’a présenté des statistiques en présentant les technologies comme nouvelles faisait un abus de langage : la preuve, je connaissais les résultats depuis une dizaine d’années. Il se trouve qu’on a des bases de données considérables et qu’on ne sait pas trop quoi rechercher dedans. Quand on commence à se poser la question, on fait du « big data », c’est tout !

Prenez une chaîne d’hypermarchés. Avec les caisses automatiques, ils peuvent savoir, en centralisé, ce qui est vendu en temps réel. Je suppose qu’ils l’utilisent pour prévoir les approvisionnements, faire la gestion des stocks et toutes ces sortes de choses. Par contre, ils sont incapables de les croiser avec la météo, les prévisions météorologiques antérieures et le calendrier des matchs de foot. S’ils le faisaient, ils optimiseraient les approvisionnements en bière et la présentation du rayon correspondant, voire les opérations commerciales qui vont avec.

Ca serait du « big data ».

Mais les patrons savent que cela coûterait beaucoup trop chers et ils ne savent pas par où commencer.


Comme mes lascars avec leurs statistiques qui ont travaillé à l’envers : ils ont analysé les données pour savoir ce qu’ils pouvaient en obtenir sans réfléchir aux besoins. C’est du Digital Washing. Faire n’importe quoi en disant que c’est moderne et numérique.

03 juin 2015

Digital Washing libéral

Arnaud Dassier est un pro de l’internet et tout ça. C’est lui s’occupait de ce bazar pour Chirac puis pour Sarkozy. Autant dire qu’il n’a pas spécialement ma sympathie. Il a sorti un article, pour Atlantico, à propos du retard de la France dans le numérique. Néanmoins, je suis relativement d’accord avec une partie de ses propos (que je vous invite à lire), notamment parce qu’il dénonce, en introduction, le Digital Washing, c’est-à-dire cette manie qu’on a de brasser de l’air en criant « je fais du numérique. »

Néanmoins, il fait lui-même du Digital Washing par la suite tout en faisant du French Bashing ce qui me pousse à sortir un tas d’anglicismes incompréhensibles dans la même phrase, outre le fait qu’il se livre à un réquisitoire libéral propre à m’énerver.

Pour résumer, il limite numérique aux startups et au haut-débit pour montrer le retard de la France dans ce domaine ce que je ne conteste pas. Par contre, le numérique n’est pas une fin en soi, ni même le nombre de startups : ce qui importe, c’est ce qu’on fait du numérique et comment les entreprises traditionnelles ou nouvelles vont pouvoir créer de l’activité économique (ou ne pas en perdre).

Prenons un exemple au hasard : Amazon. Le numérique est au cœur de cette boîte mais ce n’est pas lui qui fait le chiffre d’affaire, c’est la vente de livres ! Si Amazon était une boite française, l’informatique pourrait être faite à l’autre bout du monde, cela ne changerait pas grand-chose : le chiffre d’affaire serait fait en France. J’ai menti : je n’ai pas pris cet exemple au hasard. Je vais te poser une question, cher lecteur : comment se fait-il qu’en quelques années Amazon soit passé devant la FNAC pour la « vente en ligne des produits culturels » en France alors que les services sont à peu près équivalents ?

Quand tu auras la réponse, tu pourras me la communiquer pour information et te mettre dans le crâne, enfin, que le numérique ne doit pas être réduits aux moyens techniques,  dont les startups et le haut débit.

Pour la FNAC, je ne sais pas. Mais pour de nombreuses entreprises, c’est un problème de culture, d’éloignement des informaticiens des opérationnels et tout ça.


Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, à savoir que les startups ne sont pas importantes mais il faut arrêter de me casser les glaouis avec la fiscalité des entrepreneurs, le coût du travail en France et tout ça. La propagande de droite libérale de M. Dassier est en béton mais ne passera pas moi.

Par ailleurs, rappelons que le modèle économie des startups repose sur du vent, à savoir ce que des investisseurs sont prêts à dépenser pour une boite ou pour la "valoriser". Alors que l'économie réelle repose essentiellement sur du chiffre d'affaire : de la vente d'un produit ou d'un service à un client.

Hop

30 mai 2015

En finir avec le burn out numérique ?

On parle beaucoup du burn out par les temps qui courent, d'autant qu'un amendement sera étudié à l'Assemblée pour le classer parmi les maladies professionnelles. Je n'ai pas d'avis sur la question mais c'est réellement une maladie, proche de la dépression, mais qui ne concerne que le boulot. La seule manière de s'en sortir est de consulter un toubib, de se soigner et de s'éloigner du travail quelques temps. Je ne suis pas toubib et vous trouverez une large littérature du le web. Tiens ! Ecoutez ceci, notamment les premières minutes où est défini le burn out (les deux premières questions, le reste est médical et m'intéresse moins et dans ma boite, nous sommes relativement bien protégés par la médecine du travail et la direction, en amont, dans le cadre de la prévention des risques sociaux-professionnels). Elles me rassurent bien : je suis loin du burn out. Et je buvais trop d'alcool bien avant...

La dame explique très bien que l'on se trompe souvent sur ce qu'est le burn out : ce n'est pas directement lié à l'usage des nouvelles technologies, contrairement à ce que l'on dit souvent. Néanmoins, il est un facteur aggravant parce qu'il induit un stress complémentaire, un changement d'organisation du travail et une difficulté à quitter le boulot, à se reposer.

Et c'est de cet aspect que je voulais parler aujourd'hui.

Petit 1 : le burn out n'est pas numérique, il est lié au travail, ne l'oublions pas.

Petit 2 : si votre hiérarchie ou vos clients vous harcèlent par mail ou sur votre mobile en dehors des heures professionnelles, parlez-en à « qui de droit », notamment à votre médecin du travail : c'est son boulot, il est soumis au secret professionnel et connaît bien l'entreprise au cas où plusieurs salariés seraient en train de sombrer et saura agir.

Petit 3 : ne lisez pas vos mails professionnels en dehors des heures de travail si vous n'avez pas mieux à faire. Pour ma part, je le fais du comptoir à partir du moment où les copains sont partis ou si la journée a été exceptionnellement chargée pour ne pas stresser le lendemain. Vous pouvez, par contre, rédiger des mails, pour prendre de l'avance pour le boulot.

Petit 4 : gérez convenablement les mails que vous envoyez, notamment pour éviter le burn out aux autres (des mails courts, pas trop de destinataires, les bons, pas de formule de politesse,...).

Petit 5 : ce que vous avez reçu. Cela veut dire : si la lecture vous emmerde dès les trois premières lignes et si vous n'êtes pas l'unique destinataire principal, vous le foutez à la poubelle.

Petit 6 : entreprises, mettez en œuvre des outils qui facilitent la vie des salariés et réfléchissez à tous vos « processus ». Par exemple, si une des entreprises clientes nous signale un incident, le type qui reçoit « la plainte » envoie un mail à quatre destinataires principaux, dont ma chef et moi, pour traitement uniquement si les deux autres sont absent, et une demi-douzaine de types pour information, et ceci pour chacune des applications du service. Un bon outil permettrait d'alerter par mail le chef de projet concerné par l'incident, puis, selon le degré d'urgence, une demi heure après, les autres, pour qu'ils agissent. Le suivi peut très bien se faire par un système de réseaux sociaux.

Ce n'est pas plus de numérique qui favorise le burn out mais la mauvaise utilisation...

Et le burn out des réseaux sociaux ?

Ce ne sont pas des burn out : ils ne concernent pas le travail. Pourtant, rappelez-vous des symptômes décrits par la petite dame. Tiens ! Le fait d'y aller à reculons : je suis en plein dedans. Et le fait de rechercher de la reconnaissance après avoir chié dessus sur la reconnaissance quand j'en avais, hein, ce n'est pas beau, ça ! Cette reconnaissance idiote du blogueur, le fait d'avoir des commentaires. Le matin, je vais sur les réseaux sociaux à reculons mais je me suis précipité auparavant sur ma messagerie pour voir si j'avais des commentaires ou des réponses aux commentaires.

Je ne suis pas inquiet pour autant : j'ai toujours autant envie de bloguer, mais comme je sais que je n'aurai pas le temps, je me pose des questions...


Devenir Geek en urgence !

48 ans qu'il a mon pote Gilles. 36 ou 47 ans qu'on se connaît. Depuis hier soir, pour la première fois, son smartphone est opérationnel en tant que tel et, surtout, pour la première fois, il a un compte de messagerie, un compte Facebook et un compte Twitter. Oui ! On peut avoir 48 ans sans avoir d'ordinateur ou de smartphone : on a d'autres priorités dans la vie pour dépenser son pognon. Mais, en 2015, cela devenait difficile.

Entendons dont nous bien ! Il connaît les ordinateurs et internet, qu'il utilise au boulot. Seulement, il n'avait pas d'adresse mail et de terminal à lui. Je lui fais donc particulièrement confiance pour l'utiliser mais, quand il l'a mis en service la première fois, il a vu des messages de précaution, d'acceptation de licence, d'autorisation d'utiliser des trucs. Il s'est dit : je vais attendre Nicolas, ce en quoi il a eu parfaitement raison, ça nous a donné l'occasion de boire quelques bières et j'ai travaillé méthodiquement.

Petit 1 : j'ai eu un mal de chien à lui trouver une adresse mail disponible chez Google. Je voulais un truc du genre prenom.nom@gmail.com, prenomnom@gmail,... Impossibe ! Tout était pris. Ceci n'a aucune espèce d'importance mais comment voulez-vous qu'un type qui débarque sur internet puisse avoir une adresse « jolie et cohérente » ? Ce matin, j'ai créé un prenom.nom@outlook.com mais je voulais qu'il ait un compte Google pour son Androïd, son Chrome,...

Petit 2 : j'ai eu un mal de chien à entrer le code Wifi du bistro. En fait, je faisais une connerie, je n'avais pas activé le Wifi. Mais, toujours pareil, comment voulez-vous qu'un débutant s'y mette ?

Petit 3 : j'ai créé le compte Facebook en quelques minutes mais cet imbécile d'application l'a créé à partir du numéro de téléphone. Il a bien envoyé un SMS avec le code d'activation (ce qui est complètement con, au niveau de la sécurité, et donc totalement inutile) mais sans indiquer comment le saisir.

Pendant ce temps, il n'était pas visible de mon iPhone et celui des copains présents à partir de nos comptes Facebook respectif. Il voyait bien mon compte mais sans la touche que nous devenions potes. Un borde ! Pendant ce temps, j'ai réussi à saisir son adresse mail dans les paramètres (pas simple du tout) mais en faisant une faute d'orthographe ce qui nous a fait perdre 10 minutes. Il a fini par recevoir un mail d'activation mais, en cliquant, il accède au client web et pas à l'application, il faut donc se connecter à nouveau mais il perd le lien d'origine. Bref ! Un de ces bordels, encore.

Bilan : il est impossible pour un néophyte de créer un compte Facebook à partir d'un smartphone Android (pour Apple, je ne sais pas, je suppose que le bordel est le même). Créer un compte Twitter est, par contre, enfantin.

Toujours est-il que tout cela nous a pris près de deux heures... Pas brillant.


28 mai 2015

Burn out, on s'en branle !

Suite à mon billet d'hier soir, je voulais en faire un nouveau sur le burn out. Le thème aurait été : comment l'éviter. Il y a un tas de chose à dire. Il n'empêche que j'ai été happé par le boulot et me suis occupé de trucs divers. Je m'en fous. J'ai un boulot passionnant. Je préfère bosser que bloguer. D'ailleurs mes fidèles lecteurs que je féliciterai quand ils m'auront offert une bière auront remarqué que je fais beaucoup moins de billets qu'avant, sur les six blogs. 

J'ai annulé mon retour en Bretagne pour le week-end de la Pentecôte, la semaine dernière, par ce que je ne pouvais pas prendre une journée de congés vendredi. 

Ce soir, plus rien ne marchait au boulot. Je n'avais pas eu le temps de réserver mon train pour rentrer au bled, demain. Et je jugeais utile d'être présent au taf.  Alors, j'ai appelé ma mère : je ne rentre pas. 

J'arrive à la Comète. Le vieux Joël me demande quand est-ce qu'on se voit ? Je dis demain, j'ai annulé mon retour en Bretagne pour le boulot et c'est la fermeture du bistro (ou du moins le changent de patron). Il me répond : c'est la fête des mères !

Alors j'ai réservé mon billet de train et prévenu mes patrons et collègues. Et j'ai appelé ma mère. 

Voilà : la première consigne contre le  burn out. Ne rien oublier.