02 février 2012

Facebook et Twitter responsables de la mort des bistros ?

Accoudé, j’écoutais vaguement mes potes qui parlaient des motifs de la désertification des bistros. De l’autre oreille et de la main qui ne tient pas mon verre, je lisais mes mails avec l’iPhone. Le sujet m’intéresse mais les débats sont infinis tant les gens perdent toute objectivité à un comptoir, même quand ils ne picolent pas, ce qui est le cas du vieux Joël, qui se contente de passer en coup de vent pour prendre un Perrier. Ce n’est pas ce qui a empêché cette andouille de s’en prendre à mon iPhone, subitement, en le pointant du doigt : « C’est de la faute à çà ! »

Piqué au vif, j’ai répondu : « Hé, vieux con, avec le temps que je passe dans les bistros et les demis que je bois, tu ne peux pas dire que mon iPhone m’empêche de sortir ! » « Non, mais c’est CA là, tous les trucs comme Twitter et Facebook, les gens ne sortent plus, ça a détruit le tissus social. »

Je lui ai donc répondu qu’il me cassait les burnes et que la baisse de la fréquentation était continue depuis cinquante ans ! C’est la société qui évolue, la télévision qui maintient les gens à la maison, … Il y a aussi des raisons économiques, une augmentation vertigineuse des prix, pas récemment. Les gens mettent ça sur le dos de l’Euro mais ça n’a strictement rien à voir, c’est bien antérieur ! Quand une heure de travail au SMIC ne permet de payer que trois consommations, le salarié (et le retraité !) ne s’attarde pas !

Pour l’Euro, vous pouvez vérifier. Un café à 6 francs en 2000 au comptoir est maintenant à 1€20… Tu parles d’une augmentation ! L’augmentation des prix a d’autres raisons, notamment la flambée du prix de la location des murs et celle des fonds de commerce, de même que l’augmentation du prix des céréales pour la bière mais aussi un phénomène que l’on peut renvoyer à la face des gens : ils ne boivent plus de rouge ordinaire, mais des rouges supérieur, au minimum « une petite Côtes-du-rhône » qui vaut beaucoup plus cher !

Les ivrognes disent toujours que c’est à cause des contrôles d’alcoolémie et de la loi antitabac, ça n’a rien à voir. Sans compter que ses machins sauvent des vies.

Mais depuis hier soir, Facebook et Twitter, dans la bouche du vieux Joël (qui n’a ni compte Facebook ni compte Twitter), sont devenus les grands fautifs !

Puis-je lui expliquer que quand je suis tout seul, au bistro, parce qu’il a arrêté de boire pour raisons de santé, quand je suis sur Twitter, c’est pour discuter avec des gens ?

Ce ne sont pas les réseaux sociaux qui brouillent les gens ? Mais les aléas de la vraie vie...


Le retour d'Internet Explorer 6 !

La nouvelle est chez Presse Citron : Internet Explorer 6, qui a tout fait pour que Microsoft se mettent les geeks à dos, voit sa part de marché croitre un petit peu alors que Chrome et Firefox baissent un peu.


J'ai une vague explication à proposer (si vous trouvez mieux, n'hésitez pas) : l'augmentation des flottes d'ordinateurs d'entreprise (qui sont souvent encore sous XP avec IE6).

P.S. : rien à voir, mais IE9 ne fonctionne pas bien chez moi (PC de 2007 sous Vista). Notamment, il est impossible de lancer Twitter. Et chez vous ?

01 février 2012

Orange - Free : guerre des chiffres entre patrons

Farouche défenseur d'Orange, je me suis bien amusé à la lecture de cet article du Figaro. Une fois n'est pas coutume. Le patron d'Orange est sorti de sa réserve pour rétablir quelques chiffres.

Le patron de Free se vante d'avoir un salaire modeste (pour un patron, hein !) de 173.000 euros seulement alors que le patron d'Orange touche 1.650.000 euros ? Oui, mais le patron de Free a touché 14 millions de dividendes.

Orange (et autres...) ont des marges aberrantes ? Oui, mais seul Free a un rapport financier que le coefficient brut d'exploitation est de 39,2%, grâce aux activités ADSL...

Un bon patron...

Facebook : 230 000 emplois générés en Europe

Alors qu'on attend (heu...) les détails de l'introduction en bourse de Facebook, on apprend que toutes les startups qui tournent autour, développant des applications et autres machins, comme l'animation de communautés, auraient créé 232 000 emplois en Europe et généré 15 milliards d'euros.

22 000 emplois seraient apparu en France, beaucoup moins que l'Allemagne, l'Italie et le Royaume Uni.

L'impact sur l'économie est amené à croître, pas uniquement directement autour de Facebook, mais aussi via la bande passante consommée et l'achat de matériel (smartphones, ...).

31 janvier 2012

Facebook : introduction en bourse dès demain ?

C'est Libération qui l'annonce : "Cette fois, la date se précise. Selon le Wall Street Journal, l’introduction en Bourse de Facebook, attendue depuis des mois par les investisseurs américains, pourrait avoir lieu mercredi. Le réseau social fondé en 2004 à Harvard par le petit génie Mark Zuckerberg, qui revendique aujourd’hui plus de 800 millions d’amis, pourrait lever 10 milliards de dollars (7,5 milliards d’euros), avec une valorisation estimée entre 75 et 100 milliards. L’opération serait la plus importante jamais réalisée par un géant d’Internet, loin devant Google dont l’entrée en Bourse s’était élevée à 1,9 milliard il y a sept ans. La nouvelle a mis Wall Street dans tous ses états, même si Facebook n’a encore rien confirmé, et si certaines sources proches du groupe se contentent d’évoquer une cotation«entre avril et juin», sans autre précision."

Faut-il se précipiter et acheter des actions ?

27 janvier 2012

Suggérons à Twitter une amélioration de leur appli pour iPhone

Depuis quelques semaines, je suis à la recherche d'économies potentielles sur mon forfait data en 3G. J'avais déjà repéré que Twitter était largement l'application la plus coûteuse.

Ce soir, je crois avoir vu pourquoi ! Ils retéléchargent à chaque fous ou presque les images des avatars.


- Posted using BlogPress from my iPhone

26 janvier 2012

Les tablettes tactiles et le torticolis

Styven a un nouveau blog. Dans son dernier billet, il évoque les tablettes tactiles et conclue ainsi : « Selon une étude américaine, le risque de torticolis est accru avec l'utilisation d'une tablette tactile. En effet, le fait de les poser sur les genoux engendrement des postures de flexion de la tête et du cou, selon un spécialiste en santé publique à Harvard, M. Dennerlein. Il vous conseille donc de placer la tablette sur une table ou dans un étui adapté, permettant d'éviter un angle de lecture trop bas.

J'ai une tablette tactile et personnellement je ne l'utilise pas sur les genoux, et vous ? »

Allez répondre chez lui.

Moi, je vais répondre ici car je ne tiens pas à polluer son blog de haute tenue par un commentaire à caractère scatologique, mais néanmoins indispensable.

Première réponse : j’utilise assez peu mon iPad, néanmoins indispensable. Par exemple, hier, j’étais en déplacement professionnel. J’ai passé mes deux fois deux heures de voyage à jouer à Angry Birds. Au retour, je n’ai pas vu le temps passé. Comme je l’utilise peu, je considère que ce n’est pas dangereux pour ma santé physique.

Deuxième réponse : j’utilise souvent mon iPad sur un comptoir. J’ignore si c’est dangereux.

Troisième réponse : je ne suis jamais ou presque dans un canapé ou un fauteuil. La question ne se pose donc pas.

Quatrième réponse : le seul moment où j’utilise l’iPad sur mes genoux est le matin quand je suis dans mon salon personnel de lecture en train de chier liquider les affaires courantes.

Ce n’est pas une belle réponse, ça !

25 janvier 2012

Google+ et Blogger


Tiens ! Le nombre de "+1" est maintenant affiché dans le tableau de bord Blogger.

24 janvier 2012

Les pure players ne sont pas des blogs !

La sortie du Huffington Post fait couler beaucoup de pixels sur nos écrans depuis quelques jours et chacun y va de son avis. J’ai donné le mien hier, il est purement politique : en tant que blogueur politique, je ne peux pas travailler sans salaire, même si on considère que ça donnera un peu d’exposition à mes écrits.

Pour sortir de mes copains blogueurs politiques de gauche habituels, vous pouvez lire l’avis de Benoît Raphaël et « du » blogueur politique de droite Authueil.

Par delà ces aspects politiques, je voudrais revenir sur quelques bricoles.

Qu’est-ce qu’un blogueur ? C’est la question que pose Eric Mainville dans son blog. Il y connaît un rayon, c’est lui qui m’a transmis sa passion, en 2006 et 2007. Je vais lui répondre par une sentence qui fera date dans l’histoire des conneries que je débite. Retenez votre respiration. Prenez des notes.

Un blogueur est quelqu’un qui a un blog ou qui participe à un blog collectif.

Il nous restera a savoir ce qu’est un blog, vaste sujet… Cantonnons-nous à ce qui n’est pas un blog

Le Huffington Post n’est pas un blog. Le Plus du Nouvel Obs n’est pas un blog. Le Lab d’Europe 1 (auquel je contribue) n’est pas un blog. News Républic (une excellente application d’actualité sur smartphone qui reprend aussi des blogs) n’est pas un blog. Slate, Owni, Newsring, Quoi, … ne sont pas des blogs (j’ai oublié quelques sites, désolé, mais la liste est tellement longue…).

Feu LePost.fr fait exception mais, dans le fond, la une n’est pas un blog (mais on peut l’utiliser comme une plateforme de blogs, comme beaucoup de sites de presse, notamment 20 Minutes où sévit l’excellent Elmone).

Sur LePost, par exemple, à une époque lointaine, j’allais voir ce que Guy Birenbaum pondait. Plus récemment, j’allais voir ce qu’écrivaient Richard Trois et Bruno Roger-Petit parce que leurs propos m'intéressaient). Quand ils sont passés au Plus, je n'ai pas pu m'abonner aux flux RSS, j'ai abandonné leur lecteur. Je ne tiens pas à me fader les autres trucs insipides (ou pas, ce n'est pas la question : on ne peut pas tout lire).

Quand je fais un billet dans Le Lab, les lecteurs ne vont pas « me lire » mais lire un article du Lab. J’y suis identifié en tant que blogueur, parce qu’il est à la mode d’utiliser des blogueurs (rémunéré, en l’occurrence) et parce qu’il faut signaler aux lecteurs que je ne suis pas un journaliste ou un éditorialiste (à une époque, j’ai collaboré avec l’Express, ça a été un fiasco complet, les lecteurs ne savaient pas que je n’étais qu’un blogueur).

Je « suis un blogueur du Lab » mais Le Lab n’est pas un blog. Je suis un blogueur sur un blog politique en vue et c’est à ce titre que Le Lab m’a sélectionné pour me proposer le job. Et c’est bien parce Le Lab ne ressemble ni aux sites de presse, ni aux blogs que j’ai accepté.

Ce n’est pas une succession d’article pour la plupart insipides mais une « juxtaposition » de dossier, traités de manière courte (ou se référent à des machins extérieurs). D’ailleurs allez-voir. Mon salaire en dépend…

Enfin, sujet qui m’est cher : ces machins ne peuvent en aucun cas être considérés comme des réseaux sociaux, ni même des médias sociaux, même s’ils se disent participatifs. Les individus, contrairement aux blogs, ne sont pas au centre : il n’y a rien de social. Et il n’y a rien « de réseau ».

Sauf dans le Lab puisque le but du jeu est aussi de rebondir sur des informations fournies par des sites souvent autres qu’Europe 1 et surtout sur des informations fournies par les blogs.

Je résume : les « non blogueurs » qui interviennent dans les pure players pour avoir une forte visibilité ne sont, par définition, pas des blogueurs.

Je comprends néanmoins que certains « non blogueurs » aiment écrire des papiers dans les pure players pour avoir de la visibilité. Néanmoins, l’audience de ces sites n’est pas très importante et, les sites et blogs politiques sont consultés par des gens déjà intéressés par la politique… et souvent ayant déjà fait un choix.

Il faut donc en sortir… Etre lus par des gens qui n’ont pas l’habitude de lire des publications politiques. Ce qu’on peut faire avec les réseaux sociaux, Twitter et Facebook en tête (j’utilise aussi Google+ pour récupérer les informations, très peu pour en diffuser, parce que j’ai des contacts différents que dans les deux autres médias sociaux), secondés par les blogs.

Tiens ! Mon dada actuel du blog politique est François Bayrou (c’est plutôt mon tracteur). Mon propos vise à démontrer que s’il est élu soit il gouvernera avec les gens de gauche (auquel cas, autant voter directement pour François Hollande), soit il gouvernera avec les gens de droite qui ont soutenu Nicolas Sarkozy pendant cinq ans (et voter pour lui ne sert donc à rien). Le message fait cinq lignes : on peut en tirer des feuillets en A4 pour les pure players, feuillets qui seront lus soit par des gens d’accord soit par des supporters de François Bayrou. Par contre, si 100 ou 200 blogs (sur 400 000, je crois) font un billet de 10 lignes, chacun « liké », « backtweeté » et lus par 10, 100 ou 500 personnes extérieures, ils auront beaucoup plus d’impact.

C’est pour ça que j’emploie ce ton bistro, dans mon blog (et aussi parce que je ne sais pas faire autrement…). C’est pour ça que je n’ai pas qu’un blog politique mais aussi un blog bistro et blog techno et que je ne fréquente pas que la blogosphère politique (la conséquence est la première ou la deuxième place au classement général Ebuzzing).

C’est parce que je mets les pieds dans le plat, que je parle de bistro, de la vie de mes potes, … que le Lab m’a choisi et c’est pour ça que j’y crois : c’est un truc différent, qui peut ne pas toucher les lecteurs habituels de la presse politique en ligne, mais le jeune qui verra un de mes partages dans Facebook.

Vous pouvez bosser avec les autres et fournir du contenu commercial gratuitement.

Et je raconte des conneries : je ne partage rien dans Facebook, je n’ai le réflexe.

Longue vie au Lab et salut à tous les "collègues" !