27 mars 2015

SharePoint, la GED et le "type de contenu"

Mon ami Laurent voyant que je m’intéresse à SharePoint a commencé une série de billets très pédagogiques au sujet de ce machin. Le premier traite de SharePoint en tant qu’outil de Gestion électronique de documentation (GED).  Nos proses se sont croisées puisque dans ma dernière publication décrivait des généralités. Lisez-le !

Il introduit une notion qui me fascine : le type de contenu de chaque machin dans la GED, le type de contenu est décrit sur le site de Microsoft mais je comprends mieux avec Laurent. Je cite : « Par exemples, un compte rendu de réunion avec la liste des participants, la référence du projet, et la date de la prochaine réunion. Voilà que nous découvrons le type de contenus. »

On n’a donc pas uniquement des documents mais des contenus structurés avec un document et des « éléments » ou attributs. On imagine ce que l’on peut faire de cet exemple : envoyer le compte rendu aux participants pour validation et enregistrer dans les agendas de chacun la date de la prochaine réunion.

Comprendre ce qu'est SharePoint !

L’heureux cadre qui cherche à savoir ce qu’est SharePoint avec Wikipedia, le site de Microsoft voire Google tombe assez facilement en dépression avant de tomber sur mon blog. Vous pouvez me remercier. Tout est fait pour perturber le décideur et l’obliger à prendre des cabinets de conseil. Figurez-vous que ma boite a installé ce truc en pilote et que je suis largement le plus compétent en dehors de la direction technique, d’autant que je suis visiblement le seul utilisateur. J’ai donc toutes les capacités requises pour vous expliquer aidé par les nombreux trois commentateurs de mon billet d’hier soir. Qu’ils soient bénis.

Si on ne comprend pas ce qu’est SharePoint, c’est parce que ce n’est pas un logiciel mais un ensemble d’applications. L’entreprise peut les installer sur ses propres serveurs (ou chez un hébergeur) ou utiliser les services proposés directement sur le site de SharePoint (en mode SaaS) ce qui est plus bien plus simple.

A la base, l’utilisateur dispose d’un espace de stockage, un peu comme un disque dur, avec une arborescence. Il pourra partager un fichier ou un répertoire avec d’autres personnes parmi ses contacts ou ceux de l’entreprise. Chacun pourra le consulter, le modifier, un historique des versions étant géré. C’est donc un outil de GED, de partage de document.

Depuis l’acquisition de Yammer par Microsoft, SharePoint comporte aussi une application de réseau social, ressemblant assez aux Facebook, Twitter et Google+. On peut s’abonner à des comptes pour les voir leur publication, y écrire des âneries, mettre des photos,… On peut aussi s’abonner à des groupes ou à des documents partagés pour suivre leurs modifications.

Vu ainsi, SharePoint est un excellent réseau social d’entreprise, notamment s’il est couplé à d’autres outils comme la messagerie, l’agenda et le gestionnaire de tâches (que l’on peut d’ailleurs refiler à d’autres). On imagine l’étendue des possibilités, d’autant que SharePoint peut être couplé à Office 365 (Office en mode SAS) et à One Drive for Enterprise (le cloud de Microsoft).

Par-delà ces considérations, SharePoint est aussi un outil pour construite des sites web ou portails qui permet par exemple de gérer des sites par projet, par équipe,…

Ainsi, je disais plus haut pourquoi on ne comprend pas ce qu’est SharePoint. Il faut ajouter une raison. Ce n’est pas un « logiciel » comme on l’entend souvent au sujet des logiciels Microsoft comme Word, Excel,… voire Windows mais presqu’un atelier de développement, somme toute relativement simple à utiliser si on veut se limiter aux fonctionnalités de base.

Enfin, dans SharePoint, il y a la dernière acquisition de Microsoft : Delve qui grâce à la prodigieuse intelligence de ce machin (l’Office Graph) te propose les documents les plus pertinents (les derniers partagés, ceux que tu as reçu récemment par mail,…) avec un moteur de recherche sur le contenu très sympathique…

Reprenons

Ainsi, on ne devrait pas parler de « SharePoint » comme une application mais de « site SharePoint », c’est-à-dire d’un site web élaboré à partir des outils Microsoft, comme « Microsoft Server » et des applications estampillées SharePoint.

Un site SharePoint est un site web avec un espace de collaboration et un espace de stockage de documents. Il aide les collaborateurs (équipes, groupes,…) à travailler ensemble et à partager des informations. Les sites SharePoint sont dynamiques et interactifs : chacun peut ajouter du contenu, en commenter,…

Et concrètement ?

Imaginons que la société « Firme » veuille mettre en place un site SharePoint hébergé par Microsoft (c’est plus simple et probablement moins cher pour une petite boite mais peut-être moins sûr, on ne sait pas ce que fait Microsoft de nos publications…). Elle va donc se retrouver avec une jolie page web :
Il sera heureux comme tout, surtout s’il a créé une page web par défaut pour son truc. Sinon, c’est moins joli. Nous y reviendrons.
Pourront se connecter à cette page tous les utilisateurs identifiés et authentifiés.
Chaque utilisateur aura une page :
Ou, du moins, quand il cliquera là-dessus, il sera redirigé vers son espace personnel :

Nous allons illustrer. Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir. J’ai flouté en rose ce qui est confidentiel.


Regardez en haut à gauche, c’est indiqué « Office 365 » alors que nous n’y sommes pas réellement. Peu importe. Il y a deux répertoires. Le premier que j’ai créé pour mes documents d’un projet (je débute, je simule avec mes travaux en cours) et le deuxième avec les trucs partagés pour tout le monde.  Pour le reste, c’est un peu comme un disque dur avec, en plus, le menu « partager » qui vous permettra de le filer à des personnes ou des groupes de personnes…

Si vous cliquez sur le pavé en haut à gauche, vous avez un menu avec des carrés chers à Microsoft et différents trucs :



Tiens ! Tant que j’y suis, je vous montre la tronche du flux d’actualité, le réseau social (mais je suis à peu près le seul de la firme à y causer) :



Voilà, vous savez tout ou presque sur l’espace personnel :

Revenons à l’autre site :

Une boite y mettra ce qu’elle veut, c’est une page web… Mais en toute logique, c’est le portail intranet ou extranet de l’entreprise.

En fait, vous serez redirigé vers un truc du genre :

Le portail !

Tiens ! Je vous montre le mien après avoir cliqué sur le pavé en haut à gauche (pour masquer ce qu’il y a en dessous, propre à ma boite).




Le pavé que j’ai flouté en rose, en haut à gauche, est le logo de ma boite. Le menu est à peu près le même (voire le même) que celui présenté ci-dessus.

Regardez « en bas » (du haut de la page…) à droite. On y voit mon flux d’actualité (parce que la page est formatée ainsi pour ma boite).

Ainsi, les entreprises y mettre ce qu’ils veulent : des flux d’actualité, des liens les intranets généraux (note de frais, congés), des liens vers des pages de la boite (RH, communication, sécurité, logistique,…) ou, plutôt, des sites de la boite si on utilise le jargon SharePoint (disons des « sous-sites »). Par exemple, le site « communication » pourra contenir le papier à en-tête, le blog de newsletter, le plan d’accès, le logo en différentes tailles, les modèles de présentation PowerPoint, donc différents types de « contenu » : les pdf, des pages web avec du texte (ou autre), des documents Office,…

Reprenons la dernière illustration.

Dans la barre du haut, nous avons « Site » (repris par ailleurs dans les carrés du menu). Cliquons dessus.




Pour l’instant, nous n’avons que deux sites, les deux sites par défaut de la firme : le site web public (mais il n’est pas géré par SharePoint, donc il n’y a rien au bout) et le portail intranet dont au sujet duquel nous parlons actuellement, en plus des sous-sites du portail.

A cet emplacement, nous pourrions imaginer tous les sites de la boite. Par exemple, si un bistro avait SharePoint, on pourrait avoir un site « les recettes du chef », un site « les cocktails de la maison ».

A noter que l’on peut s’abonner à des sites pour les suivre. Voir la partie basse. Notez d’ailleurs que j’ai réussi à créer un blog dans ce truc (je n’ai pas encore testé, je l’ai activé par mégarde). J’arrive à créer des blogs partout où je passe… Je suppose que l’on peut affecter un blog à un site, à une équipe,… pour en faire une newsletter, par exemple.

Des sites !

Prenons-en un avec une présentation par défaut. C’est un site de « foire aux questions » sur un thème précis (masqué). Tiens ! J’y ajoute des flèches de couleur.

.


Cette page est publique (c’est-à-dire ouverte à tous les membres de l’entreprise) mais plus particulièrement destinée à une communauté qui pourra la suivre. Flèche verte. Pour l’instant, il n’y a personne. Après avoir pris la copie d’écran, je me suis abonné. Ce site apparait maintenant dans les « sites que je suis » dans la page des sites (l’avant dernière illustration). Les modifications apparaitront maintenant dans mon « flux d’activité » (le réseau social intégré).

Flèche rouge : on peut y mettre des machins (des répertoires, des documents Office ou d’autres fichiers). Flèche bleue : on peut y tenir des discussions, comme un forum.

Je vous laisse imaginer tout ce qu’on pourrait en faire au sein d’un projet !

Des blogs…

Je ne peux pas m’empêcher de parler de blogs.

Les blogs SharePoint ne sont pas aussi élaborés que ce que l’on connait habituellement (j’ignore s’il est possible de titiller le CMS et le HTML). Toujours est-il que l’interface de saisie des billets est assez sympa puisqu’elle ressemble comme deux gouttes d’eau à Word On Line.

Et alors ?

Expliquer SharePoint est assez difficile parce que, au fond, ce n’est qu’une suite d’outils avec une solution d’hébergement, intégrés à la galaxie Microsoft. Le définir comme un réseau social d’entreprise est réducteur. C’est une solution pour créer des intranets d’entreprise avec un volet social, un volet GED et partage, mais aussi l’animation d’équipes, la gestion des projets, des tâches, des calendriers,…

Remerciements


Une fois n’est pas coutume : je remercie les copains qui ont commenté mon précédent billet, notamment le gros qui m'a envoyé le document auquel j'ai piqué deux ou trois trucs.

25 mars 2015

Comment peut-on définir ou expliquer SharePoint ?

Ma question est sérieuse ! Dans ma quête de la transformation numérique, j'ai une embellie : ma boîte vient de passer à ce truc, en mode SaaS (en pilote, dont je fais partie). Je découvre et je commence à en percevoir les contours : réseau social, système de partage de documents, création de sites web "pour les équipes" et de portail...

Mais je cherche à faire un billet de vulgarisation. Alors je cherche des explications sur internet. La page Wikipedia est incompréhensible pour le commun des mortels et le site de Microsoft n'est pas mieux. On ne trouve rien (sauf un site qui explique justement que c'est indéfinissable). 

Vos retours d'expérience (en tant qu'utilisateur ou développeur), dans les commentaires de ce billet, me seraient précieux au point que je vous paierai une bière (dans un bistro de mon choix) pour toute aide à la vulgarisation de SharePoint que vous m'apporteriez. 

Et ne répondez pas que c'est outil de travail collaboratif, je ne fais pas de publicité pour un cabinet de conseil mais des vrais billets de blog. 

21 mars 2015

L'incompétence des conseillers en digital !

Je me moquais récemment des sites web des cabinets de conseil en « stratégie digitale » ou autre connerie numérique. Elles profitent des interrogations au sujet du numérique en employant des mots compliqués de tenter les décideurs de les choisir.

Je vais profiter de mon passage dans ce billet pour m’adresser aux décideurs. Il ne faut pas avoir peur du numérique ou du digital. C’est ce que vous faites depuis toujours : adapter vos processus à l’informatique en tirant partie des nouvelles technologies pour la foutre au cul de vos concurrents. On parle beaucoup du numérique, actuellement, car le progrès d’internet et les nouveaux terminaux transforment la relation avec le client.

Et vous êtes clients de ces sociétés de conseil en numérique. Moquons-nous d’eux, comme je l’ai fait l’autre jour mais sans les citer. Cette fois, je suis tombé sur un tweet sponsorisé d’une de ces boites. Passionné par le sujet, j’ai cliqué. Voilà la première phrase : « En tant qu’architecte digital, [LA FIRME], vous aide à développer et à architecturer toutes vos activités et vos communication digitales sur les médias digitaux (réseaux sociaux, site web et application mobile) pour : […] » Je vous passe l’utilisation du mot « digital » à trois reprises, je vous passe aussi le fait que « architecte digital » ne veuille rien dire, je vous passe la virgule en trop après le nom de la boite mais je ne passe pas l’énorme faute d’orthographe qui fait penser à un blog politique de gauche… Ces braves gens sont des spécialistes du net, font de la publicité dans Twitter et commettent cette énorme bourde ! Le tweet date d’il y a plusieurs jours, c’est ce matin que je repense à la capture d’écran que j’avais faites. Entre temps, alors que la campagne est lancée, personne n’a vu cette abomination.

J’ai bossé dans un cabinet de conseil. Chaque document commercial destiné à un client était lu par le directeur commercial et plusieurs consultants. Chaque papier avec le logo de la boite était disséqué par des relecteurs.

J’ai coupé la citation. Après le « pour : », il y a :
« 1. Développer et engager une audience,
2. Structurer la production de contenu multi-media,
3. Développer les services digitaux. »
Depuis quand des architectes sont-ils là pour développer et engager une audience ou structurer le contenu. C’est un boulot de gens du marketing. Tout comme le développement de services, d’ailleurs, mais le numérique n’a pas pour but de développer les services.

Un peu plus loin, dans la page, il y a des pavés avec leurs secteurs d’intervention. J’imaginais qu’ils allaient décrire leurs expériences dans chaque domaine. J’ai cliqué sur mon secteur, « Banques ». Le lien est foireux. J’ai cliqué sur un autre pavé : pareil. Ces spécialistes veulent vendre une prestation « digitale » et leur propre site web n’est pas opérationnel dès la page d’accueil.

J’ai fini par trouver le bon lien. Il n’y a quasiment rien. « Adaptation de l’organisation interne pour capitaliser sur les expertises disponibles, formation des « community managers » et accompagnement au démarrage. » Ce n’est pas du numérique mais de la communication.

Je ne dis pas que ce n’est pas important, il y a tant d’entreprise ou de collectivités qui ne savent pas quoi faire des réseaux sociaux et de la nouvelle approche du grand public qu’ils induisent. Je dis que ce n’est pas du numérique. Pourtant, je disais récemment qu’il y avait beaucoup à faire pour le numérique dans les banques.

Je ne cite pas le nom de la boite dans le billet car je ne veux pas qu’une requête google leur nuise (je n’ai pas peur d’eux, je suis persuadé qu’ils ne savent pas qu’ils peuvent recevoir une alerte par mail quand on parle d’eux dans un flux RSS). Je fais même une illustration floue pour que le nom ne soit pas lisible.  Je vais vous mettre un lien court dans les commentaires... 

Revenons à la page d’accueil. Il y a une vidéo, en haut. Elle n’a aucun intérêt, ce qui est logique. Elle fera perdre du temps à ceux qui la regarde et en retiendront une mauvaise image. Imaginez le décideur qui merdouille avec Twitter en mangeant un jambon beurre au comptoir. Quelle est la probabilité qu’il se décide à regarder une vidéo publicitaire volontairement ?

Pire ! Ces soi-disant spécialistes du numérique et des services aux entreprises fait de la communication dans les réseaux sociaux grand public montrant ainsi leur incompréhension de l’utilisation de ces réseaux sociaux.

Je vous offre une capture d’écran de cette vidéo (ce qui m’a obligé à la regarder deux fois) en masquant le nom de la boîte.
 
Orthographe garantie.


Il y a même une faute d'orthographe dans le tweet, me direz-vous...

Entrons dans l'ère du numérique, avec Windows 10 !

Quoi qu’en disent certains gros, Microsoft a bien annoncé que Windows 10 sera disponible pour tous ceux qui ont une version 7, 8 ou 8.1, y compris ceux qui ont une version piratée, ces derniers n’auront pas accès au support. On peut imaginer que Microsoft ne refusera pas de leur pousser les mises à jour pour ne pas nuire à son image de marque ou qu’ils inciteront fortement à se régulariser sur le store.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la boite sait organiser le buzz avec cette nouvelle version, avec l’annonce initiale, le même OS pour tous les types d’appareil, du mobile au PC, puis les raisons du passage de 8.1 à 10 sans passer par la case 9, puis cette mise à jour gratuite pour tous sauf les pirates puis pour tous même les pirates.

Quand je suis passé à 8 puis 8.1, j’ai fait beaucoup de billets. J’étais assez séduit par l’interface native avec ses gros carrés, le store,… Mais, à l’usage,… il n’y en a pas, d’usage. On n’utilise jamais ce truc. Les applications faites pour, comme Facebook et Twiter ne sont pas à la hauteur et les versions web est bien plus adaptée. Quant aux applications plus lourdes, comme celles de Microsoft, sont encore à l’ancienne mode.

On dirait que Microsoft rate une version sur 2 pour que seules certaines trouvent l’adhésion du public, comme XP, 7… Pourtant, j’ai bien aimé Vista, je n’ai jamais eu aucun problème avec. Je me rappelle néanmoins la sortie d’XP. La boite où je bossais à l’époque (ou son CE)  avait offert un PC à chaque salarié. Une partie d’entre eux avait remis Windows 98 à la place. C’était grotesque.

La mise à jour gratuite, si elle est surprenante de la part de la firme, est naturelle. C’est ce que fait Apple avec iOS, par exemple. On ne se pose pas la question à part quelques ronchons habituels. L’iPhone demande : « voulez-vous installer maintenant la nouvelle version ? » ce qui veut dire : « hé, ducon, on a une nouvelle version, ça ne te dérange pas qu’on l’installe maintenant, ton biniou sera indisponible une demi-heure ou une heure ? » Et hop !

Elle a pour avantage, pour Microsoft, de ne plus avoir de vieilles versions à maintenir (et d’éviter le bad buzz lors de l’arrêt de la maintenance, rappelez-vous XP) et, pour tous les développeurs, de ne pas faire des versions pour les vieux OS. Cela va dans le sens du progrès, avec de moins en moins d’applications installées en local et l’utilisation du SaaS, puisque, même Microsoft propose maintenant Office par le web, comme un bon vieux Google Doc, avec les fichiers dans le Cloud. On revient à une certaine logique : l’OS redevient dans le PC. Vous achetez ce dernier avec une licence Windows et des années de mises à jour gratuites et transparentes.

Il reste, maintenant, à ce que les entreprises franchissent le pas (ce qui nécessite que Microsoft les y aide, par une version adaptée) et autorisent les mises à jour à distance et arrêtent de verrouiller les postes de travail : l’OS géré par le fournisseur et les applications sur le web, dans le cloud et tout ça. Avec le même gros, qui travaille, comme moi, dans une très grosse entreprise, on parlait, hier, des restrictions qu’elles mettent sur les PC et l’usage du web (encore que la mienne progresse : depuis quelques temps, on a accès à Youtube et Twitter).

Les DSI doivent se sortir les doigts du cul, jeter des années d’une politique fort coûteuse mais, à l’époque, nécessaire, de gestion du parc d’ordinateurs.


Microsoft leur montre le chemin. 

18 mars 2015

Google Chrome et la synchronisation des comptes

Aujourd'hui, j'ai opéré quelques changements dans mes "raccourcis" Google Chrome au bureau pour accéder plus facilement aux intranets des applications professionnelles dont j'ai en charge une partie de la gestion. Ce soir, j'arrive à la maison et mon Chrome a mis à jour, aussi, mes raccourcis (remplaçant mes trucs privés par mes trucs professionnels). 

J'imagine que sur le PC de ma mère (elle l'utilise avec Firefox, moi avec Chrome), les raccourcis ont été mis à jour en conséquence. 

Imaginons que je sois un pédophile spécialiste de l'homosexualité et donc des petits garçons, et que, à la maison, je mette en favori des sites web louches... Qu'ils soient synchronisés avec mon iPad et mon iPhone, je comprends, mais de retrouver cela sur mon PC au bureau et d'imaginer que ma mère les retrouve en utilisant Chrome à la place de Firefox me fait peur...

Dites, les géants du web, vous ne pourriez pas limiter le progrès aux choses indispensables ?

D'autant que pendant mes loisirs, je me fous comme de la première chemise dont je n'ai pas pu fermer les boutons pour cause d'une légère surcharge pondérale des connexions au serveur du boulot, sur un intranet pas accessible de chez moi...

Rien sur le voile des musulmanes ?

L'antisémitisme des types qui se prétendent de gauche a encore de l'avenir.


Des jeux pour iPhone

Il y a quelques semaines, Rovio, l’éditeur d’Angry Birds, a sorti un nouveau jeu, Jolly Jam, pour concurrencer Candy Crush. Le principe de fonctionnement est légèrement différent, il faut former des rectangles pour éliminer les machins de la même couleur. Si, dans un rectangle, on sélectionne au moins cinq machins, on a une figure particulière, qui pourra permettre d’éliminer tous les machins de la même couleur d’un seul coup. Si les cinq machins sont dans la même ligne ou la même colonne, la figure permettra d’effacer tous les machins de la colonne ou de la ligne quand on l’aura relié avec d’autres machins.

Cela étant, je ne vais pas donner le mode d’emploi de Jolly Jam ni même le comparer avec Candy Crush mais simplement donner mon impression. L’ergonomie est très chouette ce qui rend le jeu agréable à utiliser. Malheureusement, je suis bloqué au niveau 67. Avant, j’avais été bloqué au niveau 65 ou 66 assez longtemps. J’avais abandonné puis repris par hasard avant de découvrir qu’on pouvait faire des figures autres que les simples… Il y a donc bien un problème de mode d’emploi et j’espèce que pour le 67, c’est pareil ! Je persévère.

La même mésaventure m’était arrivée au niveau 70 de Candy Crush (et non au 78 comme je l’avais écrit). J’avais cru que c’était trop compliqué pour moi. Je me suis mis à d’autres jeux du même type et j’ai pris de la dextérité. Je me suis remis à Candy Crush et j’ai réussi à passer.

Ce billet est l’occasion pour moi de faire un point sur tous les jeux que j’utilise. La liste est exhaustive (je joue aussi à Bubble machin sur l’iPad et j’ignore pourquoi je ne l’ai pas sur l’iPhone. Sur iPad, j’ai également un Tetris mais qui part d’un tout autre principe) ; j’ai supprimé tous les autres. Il y en a, notamment, où il faut obligatoirement payer pour progresser ou se faire aider par des potes, par exemple pour changer de niveau… Quand un jeu n’est pas assez célèbre, on ne peut pas se faire aider… Et je n’ai jamais mis un sou dans un jeu, tout comme je n’utilise jamais les booster, sauf ceux qui apparaissent au cours des parties.

Un mot d’abord sur Candy Crush et son petit frère, Candy Crush Soda : ce sont peut-être les plus addictifs mais aussi les plus chiants, ceux où l’on a l’impression que le hasard fait beaucoup, contrairement aux autres où on sent que l’habilité est plus importante. De fait avec ces deux jeux, on en a marre de certains tableaux alors qu’avec d’autres, il arrive d’y passer des semaines sans le moindre ennui. Et j’ai l’impression que c’est pareil avec Jolly Cam.

Jolly Jam

J’ai tout dit. Je suis au niveau 67 depuis deux ou trois jours et j’ai l’impression que je n’en sortirai jamais (il n’y a jamais eu un niveau où j’ai atteint plus de 80% de l’objectif).

Je n’y ai aucun pote (via Facebook).

Candy Crush

Je suis au niveau 169 depuis deux ou trois jours. J’ai eu beaucoup de mal avec le niveau précédent.

Candy Crush Soda

Je le préfère au grand frère. Il est encore plus addictif que le précédent mais comme on gagne beaucoup de vies, ce n’est pas très grave !

Je suis au niveau 116 depuis au moins une semaine et j’ai l’impression que je vais y passer longtemps…

Il fonctionne assez mal off-line (donc dans le métro) et cherche en permanence à communiquer avec l’application Facebook.

Jelly Splash

C’est mon préféré. Je suis au niveau 327 et je vous livre une copie d’écran en cadeau vu que, si vous êtes un pote à moi dans Facebook, vous n’y êtes pas arrivé. J’ai l’impression de jouer tout seul à part quelques personnes qui m’envoient de l’aide et des vies, notamment Vivienne et Franssoit.

Regarde les deux coins en haut, il y a deux diamants. Il va falloir que je les fasse descendre jusqu’en bas en 17 coups. Les espèces de petits fantômes vont me mettre des bâtons dans les roues car ils vont se multiplier (comme les chocolats dans Candy Crush). Certains machins sont bloqués par des espèces de griffes noires. Il faut passer deux fois dessus pour les éliminer. Un machin du milieu est barré par un trait rouge : si je ne l’élimine pas au prochain coup, il deviendra rouge. Une partie des pions qui vont arriver après l’élimination d’anciens seront avec un changement de couleurs ce qui rend assez difficile toute projection. Autant vous dire que je ne suis pas arrivé au bout… A certains moments du jeu, une partie des machins sont sur des rails et se déplacent (à partir du niveau 300, de mémoire).

C’est le seul jeu pour lequel je n’ai jamais de moment de lassitude. Il y a plusieurs niveaux que j’ai mis des semaines à atteindre (j’ai dû frôler les deux mois pour un d’entre eux… sans jamais abandonner).

La version sur le web (dans un navigateur d’un ordinateur, donc) offre quelques particularités notamment des machins magiques qui permettent de gagner des pièces d’or utiles pour remplacer l’aide de potes.

Fruit Splash

Je l’aime bien aussi. Il a un côté « gamin » qui le rend presque attachant… Certains niveaux sont très chiants (voir ce que je disais à propos de Candy Crush : on attend vraiment la chance…), comme la plupart de ceux avec des clés à récupérer.

Je n’ai pas réussi à le synchronisé avec Facebook ce qui fait que je ne transfère pas les parties de l’iPhone à l’iPad et que je n’ai pas de potes pour comparer mon avancée.

Je suis au niveau 164. Certains niveaux nécessitent des semaines…

Best Fiends

Je l’ai découvert ces derniers jours et j’ai un peu de mal à comprendre le fonctionnement alors que je suis au niveau 27. Il faut faire des figures (alignement,…) comme les autres, on obtient des boosters selon la couleur du machin mais, en plus, il faut abattre des espèces de saloperies noires. Je ne comprends pas et j’ai l’impression d’y arriver par hasard.

Le système de gestion des vies est différentes des autres jeux.

Je ne sais pas si la synchronisation avec Facebook fonctionne : je n’arrive pas à synchroniser mon iPad. Il ne fonctionne pas off line (et semble même avoir un bug qui le fait bloquer).

Farm Heroes

C’est celui auquel je joue depuis le plus longtemps mais pas très fidèlement parce que certains niveaux ont peu d’intérêt (les autres sont très bien !). Je suis au niveau 181.

Magic Kitchen

J’y ai beaucoup joué au début de l’année. Je suis au niveau 136. Un des précédents niveaux était trop chiant, trop difficile, il m’a à moitié dégouté. Je m’y remets doucement.

Pudding Pop

Il est assez plaisant, comme Jelly Splash. Je suis arrivé au niveau 337 (les niveaux sont plus faciles que dans les autres, on reste rarement bloqué plusieurs jours).

Je n’y ai pas de pote. J’ignore si la synchronisation avec l’iPad est OK : je n’ai pas eu l’occasion de tester, allez savoir pourquoi ! En fait, je crois que je ne pense à y jouer que quand je suis au Tourbillon et que je n’ai plus de vie dans les autres eux (ce qui n’est pas un élément pour comparer).

Il ne fonctionne pas off line.

Charm King

Il est sur le même principe que les autres mais je n’y joue quasiment jamais. Je suis au niveau 96 mais, comme Magic Kirchen, un des niveaux précédents (de mémoire le 80) m’a gonflé.  J’y ai quelques potes (donc la synchronisation Facebook fonctionne) mais loin dernière : je suis très persévérant.

Et 2048 ?

J’ai quasiment arrêté. Il devient très addictif mais dès qu’on arrive à un certains résultat (4096, pour ce qui me concerne), on se lasse pour une raison bête. Les parties durent très longtemps. Faire des bons scores nécessite une grande concentration. J’ai réussi à avoir un 4096 dans un coin, bien encadré par des scores élevés mais tout le reste était en bordel !
 
C’est donc plus qu’un divertissement…


Quand je dis très longtemps, c’est très longtemps. Si on veut faire un 2048 de manière sûre, il faut réfléchir à chaque déplacement (à partir du premier 1024 fait, avant on s’en fout un peu, on joue machinalement). Compte tenu du nombre de déplacements à faire, des gugusses ont compté qu’il fallait 6h30…

17 mars 2015

La transformation numérique et les cabinets de conseil

Je suis tombé sur un sondage destiné aux directions « du digital et de l’informatique ». Dès la deuxième question, j’ai abandonné. Elle portait sur les enjeux du traitement de l’information pour l’entreprise. Une vingtaine de points étaient proposés et il fallait choisir les trois prioritaires. Il n’y avait rien au sujet du pognon à gagner, du service rendu et de la qualité de ce service (disponibilité, ergonomie,…). Il y a un certain nombre d’items qu’on ne comprend qu’à moitié. Et alors, me direz-vous ? Le sondage est fait par une société de conseil dans le numérique, la stratégie et tous ces machins. Je suis allé voir leur blog, destiné à des décideurs. Je n’aime pas les cabinets de conseil.

Disons-le : la transformation numérique est mal barrée notamment parce que les réflexions débutent par la technologie, pas par les processus.  

Ainsi, la technologie progresse et le message passé aux entreprises est : allez-y ! Sans évoquer le pourquoi de la chose. L’exemple souvent pris est le cloud computing. Hop ! Cela devient la norme, il faut y aller. Tout d’abord, si le cloud devient la norme, c’est parce que les moyens technologiques évoluent et qu’on peut le faire. Le cloud n’est pas une fin en soi. « Cloud computing » n’est pas la seule expression que l’on retrouve, il y a des machins suspects comme « big data ».

Je vais vous expliquer les big data : les données récoltées dans les machins informatiques sont si importantes que quand vous y cherchez quelque chose, vous ne savez pas quoi. C’est un peu le principe de la science fondamentale. Les lascars ne savent pas ce qu’il cherche, mais ils le trouvent. Prenez Thomas Edison, il n’a pas dit : « je vais inventer la lumière électrique. » Il a dit : « tiens, si je faisais passer du courant dans un filament dans une ampoule vide hermétique, cela pourrait faire de la lumière » en observant que les filaments de bambous jetés au feu qui produisaient de la lumière sans se désintégrer. Vous imaginez un cabinet de conseil dire à un décideur : tiens, il faut que tu fasses du big data, mon cochon ! (ce qui en anglais donne big data, my pig). Prenons un exemple de big data. La RATP et la SNCF ont des caméras de surveillance. Imaginez qu’elles les utilisent pour connaître les trajets faits par les usagers afin d’optimiser le trafic. Vous imaginez la puissance informatique à mettre en œuvre : reconnaissance du visage, quantité d’images à analyser,…  Voilà, vous avez compris le big data. On sait que cela existe, on l’utilise, mais on ne sait pas trop pourquoi et comment. Du coup, il y a tellement de big data qu’il faut les foutre dans le cloud. C’est simple.

Je vais rendre service.

J’ai eu l’idée de chercher « conseil en transformation numérique dans Google. » Je vais traduire quelques phrases au hasard.

« L’environnement digital est en perpétuelle évolution, les canaux d’interaction avec le client se multiplient et les opportunités d’action apparaissent dans des délais très courts. » Comprendre : hé, connard, ton client a un iphone et un smartphone, il faut que tu lui permettes de les utiliser avec tes services et en plus, il faut que tu sois toujours l’innovation.

« Au service de l’optimisation des processus métiers des entreprises, XXX apporte une expertise sur les exigences métiers qui devront être prises en compte dans une démarche de modernisation de l’offre de service par le digital. » Comprendre : on ne connaît pas votre métier mais on peut vous donner une expertise de ses exigences, si, si, je te jure.

A propos d’un dirigeant de cabinet : « Selon lui, la révolution des usages numériques que nous vivons constitue une opportunité unique pour les entreprises les plus visionnaires ; l’heure est au « Social Business » : la combinaison vertueuse des fonctions métiers et IT de l’entreprise. » Comprendre : filez-nous du pognon, on va vous en faire gagner.

Dans un billet intitulé : « La DSI au carrefour de la Transformation Numérique », « Autant de chantiers considérables à adresser, souvent simultanément, par le département IT et les autres métiers de l’entreprise. » Pour ma part, cela fait donc trente ans que je fais de la transformation numérique ? Comprendre : tu vas faire comme avant mais tu appelleras ça de la transformation numérique. Dans le même ordre d’idée : « La force du cabinet réside dans sa connaissance des marchés et des systèmes d'information de ses clients combinée à une expertise forte des nouvelles technologies et des nouveaux usages. » Comprendre : on connaît mieux vos systèmes que vous et en plus on connaît tout.

La « disruption » est à la mode. « Innovation de rupture et Stratégie Digitale: Provoquer l’innovation de rupture qui génèrera vos revenus de demain, définir sa stratégie numérique et démarrer un  nouveau métier. » Comprendre : vous allez changer d’activité grâce à nous et gagner beaucoup d’argent.

Je prends.

« Une communauté d’échanges et de pratique est un regroupement d’individus qui échangent sur une thématique métier commune d’intérêt professionnel. »  Comprendre : les gens qui échangent sont les gens qui échangent et les thématiques métiers sont d’intérêt professionnel.

« Les entreprises de taille intermédiaire doivent anticiper des disruptions, provenant à la fois des petites et des grandes entreprises. »

Celui-là, je vous le laisse.