03 mars 2015

Faut-il tuer les DSI pour favoriser la transformation numérique de la société ?

Andouille admirative
L’ami Pierre continue sa lutte contre le « Digital Washing » qui, rappelons-le constitue le fait de faire croire qu’un banal projet informatique est une mutation vers le numérique. S’il était possible de résumer la différence entre les deux en quelques mots alors qu’il faudrait plusieurs centaines de pages, je dirais que la transformation numérique s’accompagne nécessaire d’un changement des pratiques pour les utilisateurs.

Je vais prendre un exemple. Il y a trente ans, votre voiture tombait en panne, le mécano cherchait d’où venait la panne. Aujourd’hui, il branche son ordinateur à votre caisse et il vous indique la panne et les différents travaux à faire pour l’entretien de la voiture. En ce sens, le métier de la mécanique a fait « une transformation numérique » (je limite mon exemple à ce cadre, le secteur de l’automobile a évolué, numériquement, dans un tas de domaines). On peut supposer que ce sont les gens qui conçoivent les bagnoles qui sont à l’origine des évolutions : comment peut-on simplifier la maintenance, la rendre moins coûteuse pour nous, pour nos clients, plus fiable,… ?

La Direction Informatique ou la Direction des Systèmes d’Information (DSI) n’est pour rien dans la définition du projet (même si elle a été associée à la réalisation), c’est une volonté de l’entreprise dans sa globalité. C’est un projet informatique mais qui n’a pas été piloté par une DSI puisque la base reste la conception des voitures.

D’où ma question dans le titre du billet : faut-il tuer les DSI ? C’est évidemment une provocation et la réponse est négative : il faut assurer la production informatique, le fonctionnement courant, la maintenance… et les projets informatiques qui n’ont pas vocation à faire croire que l’on évolue vers le numérique, ces projets qui ne sont pas du Digital Washing ! Une majorité… Je cite quelques raisons, mais on peut les multiplier, comme le fait que les compétences en informatique donc en numérique sont au sein des DSI. Les DSI sont mortes, vive les DSI !

La question sera donc : que faire des DSI pour favoriser la transition numérique ?

Pour y répondre, il faudrait que je fasse la critique des DSI mais je n’en ai pas envie d’autant que, faisant partie d’une DSI, je devrais passer par une certaine dose d’autocritique… Axelle Lemaire disait qu’il fallait faciliter le travail des startups avec les grandes entreprises et elle a raison. Il n’empêche que travaillant dans une DSI, je reçois des expressions de besoin des utilisateurs, je me tiens au courant des évolutions du marché, de la technologie,… et il ne me viendrait pas à l’idée de passer par une startup. Seuls les gens du métier peuvent dire : tiens ! Ce truc est génial, il faut que l’on bosse avec. Je peux dénicher un truc génial, jamais je ne pourrais convaincre d’une part ma direction et d’autre part « le métier » de me donner des millions pour travailler sur le sujet.

L’important est donc que le pilotage des nouveaux projets soit assuré en dehors de la DSI. On en revient à mon exemple, l’informatisation de la mécanique ! Comment voulez-vous qu’un informaticien puisse décider de ce qui doit être mis en œuvre pour faciliter le travail d’un mécano ?

Ainsi, les entreprises, et pas seulement les DSI, doivent s’organiser en conséquence pour sortir le pilotage des projets des DSI et, on en revient à un des sujets que j’ai abordé dans un précédent billet sur le numérique, les décisions doivent être prises « hors DSI »…

Dans son billet, Pierre cite des signes qui permettent de penser que des projets informatiques sont du Digital Washing. Un de ses exemples est pertinent : « on va faire un intranet ». Il aurait pu trouver pire, comme « on va faire un RSE (réseau social d’entreprise) ». Un intranet et un RSE sont vachement modernes mais permettent surtout de cacher la poussière sous le tapis. C’est mal. Il s’agit souvent de faire un intranet pour faire un intranet et un RSE pour faire un RSE. On trouve facilement des justifications : la meilleure information des salariés, la diminution du nombre de mails. C’est fantastique ! En plus, les utilisateurs se croient au centre du progrès. Mais on ne sait pas à quoi ça sert, combien l’entreprise va gagner de pognon, de clients,… Alors, on refile le projet à la DSI qui ne sait pas quoi foutre avec et comment gagner du pognon.

On va faire un intranet. Ca sert à quoi, chef, si le type bloqué à cause d’une grève des transports ne peut pas y accéder ? Ah ! Oui, on va faire un extranet. Bon, d’accord. Mais comment on va y accéder pendant les réunions si on a besoin. On va mettre la wifi. Bien… mais si on met la wifi, ça serait bien de pouvoir accéder à la documentation de partout. Oui ! Il faut qu’on la mette dans le cloud.

D’un projet informatique, l’intranet, on est passé à une transformation numérique. Une telle décision ne peut pas être prise au sein d’une DSI. Ce n’est pas son boulot. Les processus métier doivent être au cœur de la transformation numérique et les DSI doivent s’organiser en conséquence.


La DSI doit être au service de la transformation numérique. La transformation numérique ne peut donc pas être confiée à la DSI. 

La DSI aura toujours du travail ! Ce n'est pas l'ingénieur en mécanique qui va gérer le data center...

02 mars 2015

Facebook n'a pas besoin de votre mot de passe pour accéder à vos données personnelles


Tel est le titre de cet article de Slate :

Il est bêtement anxiogène. Vous pensez que votre banque a besoin de votre mot de passe pour accéder à vos comptes ?

Vous dites des trucs dans Facebook, il est évident que Facebook y a accès sinon ils ne pourraient pas le diffuser sur votre mur. 

Slate mérite des baffes. 

Pour la transformation numérique, n'ayons pas peur d'internet !

Je lisais, ce matin, une interview d’Axelle Lemaire, notre secrétaire d’Etat au numérique, dans le Parisien (vous pouvez lire aussi, mais seule la deuxième moitié est consacrée au numérique). Une phrase a retenu mon attention : « Il faut aussi construire la confiance dans l'environnement numérique en protégeant plus les données personnelles de nos concitoyens. » Je n’aime pas quand l’Etat se mêle de protéger mes données personnelles (même si je suis d’accord avec le droit à l’oubli, qu’elle évoque juste après). Ce genre de propos est de nature à effrayer les braves gens. Je repensais à cet interview en déjeunant avec un collègue que je n’avais pas vu depuis une quinzaine d’années et qui me disais avoir peur des réseaux sociaux, peur des utilisations que pouvaient en avoir les employeurs…

Si on veut réussir la transformation numérique de la société, que l’on appelle avec Pierre dans nos blogs respectifs, il faut arrêter d’effrayer le public.

Si un potentiel employeur cherche mon nom dans Google, il tombera sur un tas d’homonymes (mais plus rapidement sur moi vu que je suis actif sur la toile). S’il accole le nom de ma société avec mon patronyme, il tombera sur le site de Force Ouvrière où il verra que je suis délégué du personnel sur une liste commune « FO CFDT ». Pan ! Pour ma réputation professionnelle de cadre supérieur… Les réseaux sociaux n’y sont pour rien.

Apprenons à nos congénères à ne pas laisser de traces compromettantes. Tiens ! Cherche Nicolas Jégou, dans Google ! Tu trouveras en premier http://www.nicolasjegou.com qui est, indubitablement, mon blog. J’y ai mis ma photo et dès le sous-titre, je parle de Loudéac et du Kremlin-Bicêtre. Je vais même jusqu’à y parler boulot mais sans information compromettante.

L’employeur ou le collègue qui cherche mon blase tombera ainsi sur un site non compromettant puis sur un autre Nicolas Jégou. Ensuite, il verra ma page Google+ où il n’y a rien de bien important et quelques réseaux sociaux, dont Facebook, où nous sommes des dizaines de Nicolas Jégou. Et il finira assez rapidement par trouver http://jegoun.net qui pourrait être compromettant (je n’en suis même pas sûr…) et ne fera la relation entre les deux sites que parce qu’ils sont dans leurs blogrolls respectives (ce que je peux supprimer en trois clics mais il faut bien que le poids lourd envoie des visites au petit). Enfin, il trouvera http://twitter.com/nicolasjegou mais pas http://twitter.com, seul endroit du web où je raconte réellement des trucs qui pourraient intéresser un employeur. Poursuivant ses recherches, il va éplucher mon compte Facebook où je raconte parfois des bêtises ou diffuse un selfie avec des copains saouls qui me demandent de le faire. La belle affaire !


Je vais donc donner des conseils :

Petit 1 : sois philosophe.
Petit 1.1. : si un employeur refuse ta candidature pour une publication sur internet, il ne mérite pas de t’avoir dans son équipe.
Petit 1.2. : si un de tes collègues te suis dans les réseaux sociaux, range le immédiatement dans la catégorie des types dérangés.

S’il m’arrive de chercher des collègues sur la toile, c’est uniquement pour étudier le fonctionnement des réseaux sociaux, pas pour connaître leur vie privée dont je n’ai strictement rien à cirer.

Petit 1.3 : qu’est-ce que tu en as à foutre qu’un type te vois à la plage ou au bistro ?

Petit 2 : ne parle jamais de travail « en mal » dans les blogs et Facebook. De toute manière, tu n’as pas le droit, c’est inscrit dans ton contrat de travail. En plus, dire du mal en public de quelqu’un qui te verse un salaire est un comportement de trou de cul.

Petit 3 : ne sois pas anonyme dans Facebook et les machins comme ça, c’est grotesque. C’est fait pour être en contact avec les gens, pas à raconter des conneries. Sur Twitter, coupe la poire en deux, un peu comme moi, avec Jegoun. Un type qui tombe sur mon compte Twitter comprendra qu’il s’agit de moi mais il est assez difficile de trouver le compte à partir de mon nom.

Petit 4 : si tu as besoin de Facebook pour des raisons professionnelles, ouvre un deuxième compte, anonyme celui-là, pour faire le con avec les copains.

Petit 5 : crée un blog à ton nom. Il tombera en tête de toutes les recherches et tes autres « mentions » seront remisées aux oubliettes. Tente de noyer la toile avec des informations positives sur toi pour faire passer les conneries au second plan.

Petit 6 : ne publie pas de photo compromettante des gens (n’oublions pas les progrès technologiques qui permettront très prochainement d’identifier tout le monde).

Vous allez me dire que je le fais quand je diffuse des photos de fêtes… ou de fêtards… C’est faux. Ce n’est pas compromettant. Faire la fête n’est pas interdit et aucun employeur n’a besoin de mon blog pour voir qu’un type picole.

Petit 7 : ne mets pas de photo d’enfants qui ne sont pas les tiens (on ne sait pas ce que cherchent certains nuisibles). Pour les tiens, tu t’en fous, tu maîtrises.


Madame Lemaire est invitée à nous dire ce que veut dire « protéger les données personnelles des concitoyens ». 

Twitter et des couleurs

Ce matin, je suis allé voir le compte Twitter de @TGVFamily (illustration) et j'ai été frappé par la couleur orange du bouton "Tweeter" (en haut à droite).

Du coup, j'ai consulté plusieurs comptes : la couleur du bouton Tweeter s'adapte en fonction des couleurs dominantes de la page.

Amusant, non ?

27 février 2015

Le retour du cul (chez Blogger)

La pin up de la semaine prévue par El Camino.
Google a annoncé aujourd'hui qu'il renonçait à sa mesure visant à interdire les images de "nu" sur les blogs Blogger. Ils ont eu chaud aux oreilles, visiblement.

C'est reparti.

Inbox avec Firefox !

Au lancement d'Inbox, la nouvelle messagerie de Google, elle ne fonctionnait qu'avec Chrome ce qui m'en touchait une secouer l'autre... sauf toutes les trois semaines quand je viens en vacances chez ma mère. Je lui laisse Chrome sur son PC et j'y utilise Firefox (ça évite qu'elle tombe sur mes comptes quand j'oublie de me déconnecter).

Il y a trois semaines, ça ne fonctionnait pas.

Maintenant, ça marche !

TwitShot disponible dans Twitter

On parle depuis un bout de temps de ce machin qui permet de publier des photos avec les liens. Mais c'est la première fois, ce matin, que je le remarque dans mon Twitter sur PC. La flèche rouge. J'ai testé. Les nichons.

Créer un nouveau blog rapidement avec Eklablog

Tu as vu ? J'ai créé un nouveau blog, là : http://jegoun.eklablog.com/ ! www.eklablog.com m'a été présenté par l'ami Stéphane. L'interface est très pratique : en haut de votre page, un bandeau permet d'accéder à toutes les fonctions.

Eklablog est une boite Nantaise qui existe depuis 2007.

A première vue, je pense que beaucoup de concurrents (hébergeurs et gestionnaires de blogs) peuvent aller se rhabiller. Eklablog est bien sûr moins puissante que Blogger mais semble au top côté ergonomie.

Le plus gros défaut : outre que ce machin n'a pas la blogroll dynamique de Blogger, les mails de notification de commentaire ne contiennent pas le contenu du message, il faut cliquer sur un lien (pour un gros blogueur, comme moi, utilisant beaucoup l'iPhone, c'est rédhibitoire).

Le gros atout : outre la possibilité (que je n'ai pas testée) de publier dans Facebook et Twitter ses nouveaux billets automatiquement, on peut très facilement importer d'autres blogs (avec les commentaires). J'ai essayé avec le plus petit (une centaine de billets), c'est nickel. Je testerai avec les gros (6000 billets...) plus tard.

Au moment où Blogger menace de fermer les blogs avec des images de nudité, je crois bien que je vais importer mes blogs au moins pour sauvegarde, au pire pour utilisation ultérieure.

J'ignore s'ils ont une application pour mobiles...


25 février 2015

Avec dlvr.it, postez vos billets de blog dans Twitter avec l'illustration

Dans dlvr.it, cliquez sur le machin. Hop !

(Voir mon billet d'hier, je croyais que c'était une nouveauté de Blogger...)

Numérique : la France dans la moyenne de l'Union Européenne

La Commission Européenne produit un nouvel indicateur, le DESI (Digital Economy and Society Index) avec différents critères pour comparer les pays selon le développement du numérique. La France est dans la moyenne de l'Union Européenne. C'est rageant.

Le blog du Modérateur détaille les résultats et je les résume...

Par exemple, la France est en baisse pour ce qui concerne la qualité de la connexion car les autres pays améliorent leur capacité de connexion en très haut débit. Les Français utilisent beaucoup moins les réseaux sociaux que les autres mais sont plus consommateur de vidéo à la demande. la France est mauvaise pour le numérique en entreprise mais pas trop mauvaises pour le service public.